G testé...

samedi 23 juin 2007

Azul

Le titre original de ce film espagnol est "Azul oscuro casi negro".

"Azul", titre pour la France donc, raconte l'histoire d'un jeune homme, Jorge, qui suite à un accident cérébral de son père, passe une dizaine d'années à s'en occuper, le remplaçant également à son emploi de gardien d'immeuble.

Parallèlement à cet emploi, Jorge continue ses études et réussi à obtenir un diplôme en gestion et management des entreprises. Ceci aurait pu être la fin de la "galère" pécunière, vu que Jorge et son père vivent sur la pension de ce dernier mais non.

Au moment de chercher du travail, Jorge rencontre des obstacles à cause de son expérience comme gardien d'immeuble justement, qui ne "fait pas joli" sur son CV et le reclasse en queue de peloton des candidatures à chaque fois... Aurait-il étudié, essayé de s'en sortir, travaillé dur pour rien alors ? Est-ce que les choses sont inéluctables ?

A côté de cela, on nous montre le portrait de son frère aîné, Antonio, qui est en prison. A la différence de Jorge qui est quelqu'un d'honnête et d'intègre, on sent que son frère est plus enclin à la malice...

Un jour, lors d'une visite au parloir, Antonio demande à son frère de lui rendre un service "particulier" : lui acheter des anabolisants afin d'avoir plus de chances de rendre sa petite amie, Natalia, enceinte. C'est en prison qu'Antonio a rencontré Natalia. Celle-ci a déjà été victime de deux fausses couches par le passé et souhaiterais avoir un enfant avant d'atteindre l'âge limite d'une part ce qui lui permettrait en outre d'arrêter d'être persécutée par les autres prisonnièrse, puisqu'elle sera dans ce cas placée au service maternité de la prison.

Bien qu'il désapprouve cette décision, Jorge accepte de rendre ce service à son unique frère.

Quelques jours plus tard, Antonio est victime d'un malaise et est transporté à l'hôpital. Le verdict tombe : il est (ou est devenu ?) stérile pour plusieurs mois. Ses espoirs d'avoir un enfant avec Natalia s'écroulent alors mais il a trouvé une "astuce"...

Antonio décide de demander à son frère un nouveau service "particulier" : rendre Natalia enceinte à sa place ! Sinon, prétend-il, elle le laissera tomber avant qu'il ne soit guéri (soit dans un an environ) pour trouver un autre homme qui puisse lui faire un enfant.

C'en est trop pour Jorge qui refuse catégoriquement de rentrer dans ce petit jeu et trouve que son frère a vraiment perdu la tête. Devant l'insistance d'Antonio, Jorge accepte malgré tout, à reculons.

Seulement voilà, petit imprévu, au fur et à mesure des tentatives, Jorge et Natalia tombent amoureux...

C'est alors qu'Antonio entre à nouveau en scène : il vient d'obtenir une liberté conditionnelle. Il en profite pour revoir son père, toujours en fauteuil et n'ayant plus toute sa tête mais assez pour comprendre ce que souhaite Antonio : lui estorquer son argent placé en épargne.

Lorque Jorge apprend la nouvelle de l'existence de cet argent, lui qui a vécu toutes ces années avec peu d'argent, celui de la pension du père et s'occupant de ce dernier tout seul, n'ayant même pas les moyens de s'acheter des chaussures ou un costume pour se présenter aux entretiens d'embauche par exemple, il enrage devant l'égoïsme de son frère.

C'est à ce moment que Jorge apprend à Antonio qu'"il" sera père. J'ai trouvé que choisir ce moment paraît peu vraisemblable pour annoncer une telle information mais bon...

Lorsque Antonio rend visite à sa petite amie pour "fêter" la nouvelle au parloir intime, celle-ci lui annonce qu'elle est tombée amoureuse de Jorge...

Je redoutais la réaction qu'Antonio allait avoir : je pensais qu'il allait frapper son frère mais non. Il était bien entendu énervé mais il ne l'a pas frappé comme je le pensais.

Jorge emmène son amie d'enfance qui a été également sa petite amie de manière sporadique sur une colline depuis laquelle il voit la prison. Ils se sont aimés puis quittés de nombreuses fois durant des années et avaient repris leur relation mais sans grand succès car Jorge ne se sentait pas en phase avec elle, il se sentait être "inférieur" à elle et à son train de vie.

Il explique qu'il a enfin trouvé la personne qu'il lui faut, qu'elle au moins a besoin de lui, qu'il lui sert à quelque chose et qu'en plus elle attend un enfant de lui.

 

C'était à mon goût un bon film, au scénario original, sur l'exclusion sociale due à la différence, la précarité, la maladie, la culpabilité, la responsabilité mais je n'ai pas exactement compris, honte sur moi, pourquoi le film s'intitulait ainsi... Je pense que c'est à peu près comme dire que "tout n'est pas aussi rose qu'on pourrait l'imaginer"...

Site officiel français

Site officiel

Ma note pour cette sortie : 7/10

  Votez pour ce post : Wikio!

vendredi 1 juin 2007

Héros fragiles

"Héros fragiles" est un documentaire d'Emilio Pacull qui revient sur les traces de la période du coup d'Etat du Chili, le 11 septembre 1973 (décidément les 11 septembre ne portent pas chance...), via l'évocation d'Augusto Olivares, oncle du narrateur/réalisateur puis se recentrant sur la personne de Salvador Allende, alors président de la République du Chili et de ses proches collaborateurs.

Salvador Allende était un socialiste d'un parti d'alliances de gauche et avait été élu démocratiquement en 1970 mais cela ne plaisait pas à tout le monde, notamment aux Américains apparemment qui redoutaient toute forme de socialisme qui pouvait, selon eux, se transformer en communisme...

Lors de coup d'Etat provoqué par l'armée chilienne, Salvador Allende s'est suicidé dans le Palais de la Moneda, alors bombardé et son tout proche collaborateur, Augusto Olivares, fit de même.

L'armée a apparemment décidé de "faire payer" les survivants qui soutenaient Salvador Allende en les torturant à mort. De nombreuses personnes sont d'ailleurs toujours portées "disparues" aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'elles sont devenues, comment ni par qui elles ont certainement été tuées.

J'ai appris que les Etats-Unis avaient eu un rôle plus que douteux dans ce coup d'Etat donc et que certains avaient été torturés à mort ou avaient "disparu" pour avoir découvert ces faits justement (on nous parle de deux jeunes Américains dans le documentaire) et qu'aujourd'hui encore certaines personnes restent choquées. On peut prendre l'anecdote de la présidente actuelle du Chili, Michelle Bachelet, est elle aussi concernée par cette période trouble de l'histoire chilienne puisque son père, le général Bachelet a été torturé à mort durant cette période...

Je dois dire que j'ai trouvé ce documentaire assez difficile d'accès lorsqu'on ne connaît pas vraiment les événements survenus à cette période au Chili, ni les personnes dont on parle... mais bon, j'en suis ressortie avec l'impression d'en savoir plus qu'à mon arrivée dans le cinéma au moins :-D

Le fil conducteur du documentaire était le carnet d'Emilio Pacull, truffé de photos et écritures agrémentées de peinture, feutre, etc., ce qui rendait ce carnet très artistique et quelque part "interactif" ou peut-être pourrait-on dire qu'il était comme un trait d'union puisqu'il nous emmenait vers les différentes étapes du film. Enfin, le côté artistique fut amplifié à la fin lorsque la fille d'Emilio Pacull se mit à peindre par terre une fresque représentant une licorne que j'attribuerais au Palais de la Moneda mais je n'en suis pas sûre :-| .

Site officiel, photos et bande-annonce

  Votez pour ce post : Wikio!

lundi 14 mai 2007

Exposition Calamity Jane

J'avais entendu parler de Calamity Jane et de l'exposition "Calamity Jane ou les Légendes de l’Ouest" dans l'émission "Rêve de comptoir", sur la chaîne de télévision "Voyages". Les chroniqueurs avaient présenté le livre et parlé de l'existence de l'exposition. J'avais noté tout cela et me voici donc, quelques semaines plus tard, en route pour en apprendre plus sur ce personnage, ne connaissant rien du tout sur le sujet. Je pensais même jusqu'à cette émission que Calamity Jane n'avait jamais existé, qu'il s'agissait juste d'une personnage de légende... Au final, il s'agit bel et bien d'un personnage de légende mais... réel !

J'entre dans la petite cour du musée des Lettres et des Manuscrits, où se situe l'exposition. Je vois deux portes : l'une fermée et en vitre teintée noire, l'autre ouverte. Je me dirige donc logiquement vers cette dernière. Quelle erreur ! Il s'agissait en fait de la partie "théâtre" du musée et après avoir demandé un billet d'entrée pour l'exposition à l'homme qui se tenait au bureau, il m'a dit que ce n'était pas ici mais "là-bas". Je le remercie donc et je vais "là-bas"... j'essaye une direction mais je me retrouve devant la porte des toilettes... J'essaye alors la deuxième direction et je me retrouve, quelques mètres de profondeur sous terre, devant une porte indiquant qu'il fallait faire le silence car une pièce de théâtre était en cours, je regarde à gauche : un endroit entièrement noir... Je décide alors de remonter "vers la terre" et je demande au même monsieur de m'indiquer où se trouve l'exposition car je ne l'ai pas trouvé et là il fut à la limite de l'impolitesse : "mais qu'est-ce que voulez voir au juste monsieur ?" (notez le "monsieur"...), d'un air agacé et désagréable... Je lui répétai que je voulais voir l'exposition sur Calamity Jane. Il m'a enfin expliqué que c'était dehors, à l'autre porte, l'entrée pour l'exposition. Et bien comment pouvais-je le savoir moi ? C'est la première fois que je mettais les pieds dans ce musée et en plus l'autre porte semblait condammnée ! Pfffff franchement quel accueil !

Malgré tout je poursuis mon chemin, j'achète mon billet d'entrée (6 euros), l'hôtesse me précise que Gregory Monro, l'auteur de la nouvelle édition complétée du livre Lettres à sa fille, "est en dédicace aujourd'hui". Je descends les escaliers qui me mènent enfin vers l'exposition Calamity Jane.

Je découvre les lieux : une exposition assez petite et un homme qui semble être le fameux créateur de l'exposition, expliquant ces travaux de recherche à une femme.

L'exposition présentait la vie de Calamity Jane (de son vrai nom Martha Jane Canary) depuis son arrivée à Deadwood (ville apparemment mythique du Far West et qui sert encore de décors pour certains films et certaines série) jusqu'à sa mort et même après...

On y voyait :

- quelques cartes de géographie montrant les flux des "Américains" et des Amérindiens au début de la conquête vers l'ouest

- de nombreuses photos de Calamity Jane au fil du temps, sous divers "costumes" (masculins mais aussi très féminin et raffiné parfois) qui nous montraient qu'elle pouvait aisément passer de l'image masculine qu'elle s'était donnée à son image propre de femme

- des photos et histoires de ses acolytes Wild Bill Hickock, Jesse (Woodson) James et William Frederic Cody, dit Buffalo Bill. J'ai appris qu'elle leur vola la vedette à tous !

- une présentation du "Buffalo Bill Show" dont une vidéo d'époque !

- le fameux manuscrit des lettres de Calamity Jane à sa fille, que Grégory Monro a acquis ! :-o

L'homme qui parlait à la femme était bel et bien Grégory Monro, créateur de l'exposition et il a été assez gentil de m'aborder pendant que je regardais ses travaux, pour me dire que si jamais j'avais besoin d'un renseignement ou d'une quelconque explication, il se tenait à ma disposition, juste derrière.

J'ai profité de l'occasion et du fait que j'étais alors seule dans la salle avec lui pour lui demander comment et pourquoi il s'était intéressé à ce personnage et pourquoi on y voyait les portraits d'autres grandes figures du Far West.

Gregory m'expliquait que tout le monde connaît Calamity Jane grâce à la bande-dessinée (Lucky Luke notamment) mais aussi grâce aux Lettres (apparemment très connues), qu'on en entend plus parler en ce moment également grâce justement à son exposition et à la publicité qui en a été faite dans divers journaux et magazines.

Il m'expliqua également qu'il était cinéaste, réalisateur (et non historien ou écrivain) et en train de travailler sur un documentaire pour la télévision sur Calamity Jane. C'est pour cela il avait dû faire des recherches, qui sont celles d'un passionné au final mais dignes de celles d'un historien presque et ces recherches ont pris une ampleur plus importante lorsqu'il découvrit les fameuses Lettres, qu'il acquit le manuscrit avec des lettres inédites.

Grâce aux Lettres à sa fille et à l'exposition dans une moindre mesure, on se rend compte que Calamity Jane était en fait une femme (presque) comme les autres, avec des amants, mariée plusieurs fois même et qui eut au moins un enfant, plusieurs vraisemblablement, dont elle dut se séparer et qui furent adoptés car elle était toujours sur les routes et ne pouvait donc pas les élever. C'est d'ailleurs grâce à l'une de ses filles, Jean McCormick (oui, c'est un prénom féminin chez eux !), en 1941 sur les ondes d'une radio, que l'on eut connaissance des lettres écrites à sa fille et ne devant être lues qu'après sa mort (Calamity Jane est décédée en 1903) et que l'autre facette du visage de ce personnage historique fut dévoilé.

En fat, Calamity Jane a le mérite d'avoir réussi à se sortir de sa condition de femme de l'époque, c'est à dire privée de liberté et dont le destin était d'élever des enfants, coudre et punto en gros... A la place, elle est partie à la conquête de l'ouest américain, a appris à monter à cheval, utiliser un lassot, tirer, etc. et afin d'obtenir le relatif respect des hommes, elle s'habillait à leur égal, en pantalon, ne lâchant pas son arme apparemment, elle acquis malheureusement aussi leurs travers : elle buvait, allait dans les bars et parlait fort par exemple. Avec ce genre de comportement, elle eut une réputation de prostituée, de personne dépravée.

Les recherches de Grégory Monro l'ont mené jusqu'au Etats-Unis où il a acquis de nombreuses choses et où il a fait un petit documentaire que l'on peut voir dans la salle de projection de l'exposition. Ce petit documentaire nous brosse le portrait de Calamity Jane à travers le regard de trois femmes qui l'incarnent dans divers shows américains. L'une d'elles est d'ailleurs l'arrière petite nièce de Calamity Jane. Les deux autres sont une ex-anthropologue et une ex-enseignante.

La bonne nouvelle est qu'un projet de film (pour le cinéma donc) va peut-être voir le jour mais à l'heure actuelle ce n'est pas encore sûr.

Cette exposition m'a permis de toucher du doigt le mythe du Far West, de Calamity Jane et de ses acolytes et de réaliser à quel point j'ai encore tout à apprendre sur cette période de l'histoire américaine ! Dommage que l'exposition fut, malgré tout, trop petite, comme je disais plus haut. J'attends donc avec impatience la diffusion du documentaire de Grégory Monro ;-) et peut-être plus, qui sait, si jamais je pars en voyage aux Etats-Unis un jour ou si je tombe sur un livre passionnant et accessible sur le sujet. Il y a tant à apprendre ! J'ai d'ailleurs acheté l'édition revue et augmentée de son livre afin de continuer à en savoir plus... livre qu'il m'a gentiment dédicacé.

  Votez pour ce post : Wikio!

mardi 8 mai 2007

Dépouillement des élections présidentielles

Pour la première fois, j'ai participé aux dépouillements des bulletins de votes lors des 2 tours des élections présidentielles de 2007.

J'avais entendu la présidente du bureau de vote duquel je dépends demander à diverses personnes s'apprêtant à voter si elles étaient "disponibles ce soir pour nous aider au dépouillement".

Cette question m'avait intrigué car je ne savais pas que c'était quelque chose qu'on demandait à tout le monde. Je pensais qu'il s'agissait toujours de personnes de la mairie ou autre.

En attendant mon tour de voter, je me suis donc posée la question de savoir si ça me dirait de le faire. Je ne savais pas trop en quoi ça consistait exactement et s'il fallait être bon en calcul mental ou quoi, moi qui ne suis pas matheuse pour un sou !

Finalement, j'ai osé : j'ai demandé si la proposition que la présidente faisait tenait toujours, elle m'a répondu "oui, bien sûr" ou quelque chose dans le genre, avec un sourire radieux, heureuse certainement d'avoir trouvé une recrue :-D et m'a demandé de laisser ma carte d'identité. Wow je ne savais pas que c'était aussi "cadré" : laisser ma carte d'identité...

J'étais en tous cas contente de ne pas avoir eu "d'urne électronique" car l'urne "traditionnelle" me renvoie quelques années auparavant, lorsque j'étais plus jeune, que je votais pour la première fois ou lorsque j'accompagnais ma mère et aussi parce que je me disais que ce serait certainement la dernière fois que je votais de cette manière, pour une élection présidentielle en tous cas.

D'ailleurs, pour ouvrir une urne "traditionnelle", doublement cadenacée, il faut apparemment réunir deux personnes (la présidente et quelqu'un d'autre mais qui ?).

Rendez-vous à 19H45 pour le dépouillement, ça y est, je suis officiellement partie dans cette nouvelle "galère" :-D .

L'heure arrive et j'entre à nouveau dans le bureau de vote ; j'attends sur un banc et je vois défiler les retardataires qui arrivent vraiment mais alors vraiment à la dernière minute pour voter ! Jusqu'à 20h pile !

A 20h pile donc, c'est la fermeture des portes. C'est à ce moment-là que nous entrons en scène, en action.

Nous étions une quinzaine de personnes, qui, pour les 3/4 n'avions jamais fait de dépouillement d'ailleurs.

Une personne nous indique qu'il y a des petits biscuits, du café et du jus d'orange à notre disposition, ce que j'ai trouvé sympathique, accueillant, même si je n'ai rien consommé.

Une certaine chaleur se dégageait. Tout à coup, je me sentais un peu comme en province, d'où je viens, où les relations sont légèrement moins froides qu'à Paris, globalement.

On nous informe qu'on doit se mettre 4 par table et pas plus, c'est réglementé (oh là là :-D ). Je me pose donc là où je peux de sorte à être sûre de faire le dépouillement si jamais nous sommes trop et effectivement nous l'étions, un homme est donc parti de lui-même.

On nous a ensuite expliqué comment les choses allaient se dérouler et qu'on avait 1h30 pour finir, ce qui devait parfaitement convenir.

Chaque personne a une fonction :

- 1 personne dépouille les bulletins, le donne à la personne suivante et range les enveloppes

- 1 personne lit et prononce à haute voix le nom du candidat

- 2 autres, qui ne doivent pas être assis en face ni à côté, elles doivent être "croisées" afin de ne pas copier sur l'autre, notent les résultats obtenus sous la forme de petits bâtons (et oui !) par dizaine, sur une feuille officielle et par lot de 100 bulletins.
1 enveloppe distribuée = 100 bulletins sauf à la fin bien sûr car le nombre de bulletins ne tombe pas toujours juste :-D

En fait, l'heure et demie passe vite !

L'ambiance est détendue, chacun est content d'être là puisque c'est du volontariat, on papote un peu, on compte et recompte les bulletins, on commente les bulletins : ceux qui sont en double, ceux qui sont invalides ("nuls"), on lit les petits mots écrits par les électeurs sur le bulletin, on commente la montée de tel ou tel candidat, etc.

J'ai appris qu'il y avait plusieurs types de bulletins nuls : 2 candidats différents dans la même enveloppe (car 2 identiques compte comme un bulletin valide mais un seul donc pas la peine d'en mettre plusieurs !), un mot manuscrit, une feuille de couleur, tout signe de reconnaissance sur le bulletin ou l'enveloppe, une enveloppe vide, etc. Il existe 13 raisons en tout de nullité de bulletin.

Lors du premier tour, je suis tombée sur une table qui n'avait pas eu beaucoup de bulletins nuls. Au second tour, en revanche, il y en eu davantage (à ma table toujours) : enveloppes vides, petit mot d'un "bayrouiste" déçu et multiples candidats dans une même enveloppe.

Pourquoi est-ce que je précise tout cela ? Car pour chaque bulletin nul, nous 4 (à la table) devions noter le numéro de l'invalidité (de 1 à 13 donc) et signer sur l'enveloppe ! D'ailleurs, j'ai vu qu'ensuite notre nom apparaît officiellement sur certains papiers précisant que nous étions les personnes présentes aux tables en question, wow ça ne rigole pas donc ;-)

Conclusion : plus il y a de bulletins nuls, plus notre temps de dépouillement s'allonge...

Au niveau de l'annonce des résultats, le bureau de vote dans lequel j'étais fermant à 20h, heure exacte à laquelle les résultats (partiels certes mais quasi définitifs on peut dire) sont annoncés, j'ai trouvé que c'était une sensation bizarre que de dépouiller en connaissant déjà le(s) gagnant(s). On se demande un peu si ça sert encore à quelque chose... Pour le second tour, idem, avec le sentiment que la situation est encore plus caucasse !

Je trouve que tous les bureaux de vote de toutes les villes devraient fermer à 17h ou 18h et que l'on donne les tendances dès qu'on les a, au lieu de couper encore la France en deux : ceux qui vont voir sur les médias étrangers (internet, tv, amis journalistes, etc.) et ceux qui attendent la proclamation officielle des résultats. A quoi bon faire de la rétention d'information ? Ou alors, on bloque toute fuite d'information aux bureaux de votes pour donner réellement l'exclusivité (et l'effet de surprise entier) des résultats de 20h.

Voir débarquer au "QG" de Nicolas Sarkozy bien longtemps avant l'heure Johnny Hallyday et toutes les stars, amis politiques, sourires aux lèvres, joie et bonne humeur présentes... rien qu'avec ça on savait qu'il était gagnant mais surtout ça veut bien dire que toutes ces personnalités sont allées consulter les résultats à l'étranger, eux, donc pourquoi ne pourrions-nous pas tous les connaître en même temps ?

A la fin du dépouillement, tous les résultats des tables sont donnés à la présidente et comptabilisés. Si l'on reste quelques minutes de plus, comme je l'ai fait, on peut donc assister en direct à la proclamation des résultats de son bureau de vote. En ce qui concerne le mien, il était pour Ségolène Royal, "Ségo", aux deux tours, surtout au deuxième.

Prochaine échéance : le 10 juin pour les élections législatives, je ne sais pas si je serai encore de la partie pour le dépouillement... on verra le moment venu !

  Votez pour ce post : Wikio!

mercredi 2 mai 2007

Antônia

Dans le cadre du 9e festival du cinéma brésilien de Paris, je suis allée voir au cinéma L'Arlequin (76 rue de Rennes, 6e arrondissement de Paris), le film Antônia (en V.O. sous titrée), dont l'histoire est la suivante : à Sao Paulo, quatre filles noires de la banlieue tentent d'accomplir leur rêve : devenir chanteuses et pouvoir vivre de cette activité. Seulement voilà, dans cet endroit il faut faire face à de nombreuses difficultés pour atteindre ses objectifs...

Ce qui m'a étonné, c'est de voir autant de violence et de tristesse dans un film qui est censé prôner l'espoir, qu'on peut s'en sortir si on se bat.

En plus, je n'ai pas trop aimé le fait que les personnages aient eu énormément problèmes à affronter d'un coup : violence de la rue, pauvreté, homophobie, infidélité du conjoint, enfant non désiré par ce dernier, prison, etc. Comme si la réalisatrice d'Antônia, Tata Amaral, voulait nous montrer que pour "mériter" de s'en sortir, les personnages devaient en baver. Oui mais bon, je trouve qu'à cause de cela on perdait un peu le réalisme justement souhaité par la réalisatrice, jusqu'à la manière de filmer : façon "documentaire" disent les spécialistes. En effet, l'image bouge (trop) en même temps que les pas des personnages, le grain n'est pas toujours optimal, etc. J'ai donc constaté que je n'aimais pas vraiment ce genre de réalisation :-D

En revanche, une fois encore, ce type de cinéma met en valeur les émotions, les ressentis, les non-dits. Il y a tout un travail fait pour que le spectateur comprenne les personnages bien qu'ils soient loin de leur rélité et/ou de leur culture d'origine.

A la fin du film, Tata Amaral, qui était présente dans le cadre de ce festival, s'est exprimée afin de répondre aux questions (nombreuses d'ailleurs !) des spectacteurs. Parmi eux, on pouvait voir le réalisateur Patrick Braoudé au fait ;-) mais c'est normal car il est un des jurés de ce 9e festival du cinéma brésilien de Paris.

Ce qu'on a appris grâce à aux réponses de la réalisatrice :

- la réalisatrice est partie de fragments de sa vie pour l'histoire du film Antônia : elle aussi a eu un enfant jeune, son mari est mort alors que cet enfant n'avait que 3 mois et elle souhaitait travailler dans le milieu artistique, c'était son rêve. Ce rêve est partagé par les quatre personnages principaux qui souhaitent évoluer dans le monde de la chanson.

- afin de renforcer le côté documentaire qu'elle souhaitait faire passer, de nombreux dialogues n'ont pas été écrits mais improvisés par les comédiens qui connaissaient la trame de ce qu'ils devaient dire malgré tout.

- elle a fait un casting de 600 personnes environ pour trouver les actrices principales du film :-o qui sont toutes d'authentiques filles qui habitent en banlieue et chantent. Les autres acteurs sont également de vrais rappers, musiciens, etc.

- le film a été tourné en Super 16 mm : les spécialistes sauront de quoi il s'agit, moi non :-))

- ce film a donné lieu a une série télé au Brésil ! Et ce sont les actrices du film qui jouent dedans !

- les spectacteurs ont été étonnés par l'absence de la police d'une part (malgré la violence qui règne) et de structures d'aide d'autre part, au Brésil, pour les jeunes qui veulent s'en sortir en perçant dans le monde de la musique. Mais en fait, avons-nous de telles structures en France ?... L'absence de police s'expliquait par le fait que ces jeunes ne faisaient rien de répréhensible tout simplement !

- ce que voulait Tata Amaral c'était faire un film positif sur quatre filles noires vivant en banlieue, ce qui ne s'était jamais fait auparavant au Brésil, d'où le succès du film là-bas. Elle nous disait que d'habitude dans son pays, lorsqu'il y a des films avec des Noirs, ce sont systématiquement des films négatifs ou sur le crime.

- elle nous a expliqué qu'elle souhaitait mettre aussi en avant la question sociale au Brésil et le racisme fort qui existe là-bas (je ne le savais pas) et qu'en fait la couleur de peau est liée à la question sociale car quand on est Noir ou métisse au Brésil on est presque toujours pauvre à cause des barrières sociales (un peu comme en France avec les discriminations à l'embauche, etc.).

A la fin de la séance, nous étions invités à remplir un coupon, remis à l'entrée, pour donner notre "note" au film pour décerner plus tard le prix du public :-) Décidément on n'arrête pas de voter en ce moment :-))

Le coupon avait la forme suivante :

Voilà, je dois dire que c'était, de mémoire, la première fois que j'assistais à une séance où la réalisatrice était présente pour répondre aux questions et j'ai bien aimé cela car ça permet en effet d'avoir des explications lorsque l'on a un doute de compréhension sur une partie de l'histoire ou sur l'intention de l'auteur, ce qu'il a voulu mettre en avant, comment et pourquoi. Intéressant.

Ma note pour cette sortie : 7/10.

Site officiel du film

Site officiel de la série inspirée du film

  Votez pour ce post : Wikio!

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >

flèche Haut de page