G testé...

lundi 17 septembre 2007

Sicko

Dans "Sicko", Michael Moore dénonce cette fois le système de santé américain et je dois dire que...je suis bien contente de ne pas être américaine et même, je suis bien contente d'être française !

Ce documentaire est si triste. Ok, tout est orchestré dans le scénario de Michael Moore, tout est fait pour mais il n'empêche que les faits sont là : des personnes sont décédées. Et cela faute de soin, alors qu'elles vivaient dans un pays civilisé, un pays riche, la première puissance mondiale.

Ce n'est donc même pas la pauvreté du pays qui est en cause mais la politique adoptée et la manipulation subie par le peuple américain. On leur a tellement dit que leur système médical était le meilleur (comme pour le reste d'ailleurs) et qu'un système différent, dit "socialiste", qui impliquerait une solidarité pour des soins gratuits ou presque, n'était pas bien car ce serait comme un premier pas vers le socialisme et "donc" vers le communisme, qu'apparemment ils ne peuvent pas en concevoir un autre.

Le spectre du communisme et de l'URSS est toujours bien présent et tous (les lobbys, les responsables gouvernementaux, les gens intéressés par l'argent...) font en sorte de rappeler constamment aux Américains cette peur.

Comme le disaient certains intervenants : en France, l'Etat a peur du peuple (de "la rue" comme on dirait plutôt ces temps-ci) alors qu'aux Etats-Unis, c'est le peuple qui a peur du gouvernement. Et cela change beaucoup de choses.

La question s'est souvent posée dans le documentaire de savoir si le système américain pourrait changer pour devenir similiaire à celui que l'on connaît en France grosso modo. Je pense que oui, un changement s'effectuera certainement un jour mais non sans grands heurts, remouts, voire une sorte de "révolution"... car le problème c'est qu'il y beaucoup d'argent en jeu pour les compagnies d'assurances privées, elles-mêmes prêtent à acheter le silence ou la voix d'une personne politique influente.

Certes Michael Moore exagère certains points, notamment lorsqu'il parle du système social français, "idéal" à ses yeux mais ça fait partie de sa recette pour marquer les gens, faire comprendre les idées essentielles, tout en faisant rire (et presque pleurer !).

Je pense aussi qu'on ne peut peut-être pas comprendre que le système social américain soit encore ainsi car on n'a pas la mentalité américaine, l'éducation américaine et tout le contexte culturel et social qui est autour (vivre tous les jours là-bas, être influencé par les média, les discours politiques, etc.). On voit tout cela depuis notre point de vue extérieur seulement et avec notre bagage culturel.

Egalement, l'individualisme est tellement ancré dans la culture américaine depuis presque le début de cette nation que le poids du passé, du background, est peut-être difficile à ressentir pour nous Français ou Européens plus largement.

Bref, il faut espérer que les Etats-Unis se doteront d'un autre système de santé, similaire au nôtre, où l'on soigne tout le monde, même les plus démunis, où l'être humain qui souffre passe avant la question de l'argent.

Il faut aussi espérer qu'on pourra, nous Français, continuer à profiter de ce système malgré le fameux "trou de la sécu" et le président actuellement au pouvoir.

Enfin, j'ai apprécié le fait de pouvoir voir un peu les autres systèmes sociaux : au Canada, en Grande-Bretagne et à Cuba. Dans ce dernier pays d'ailleurs le système de solidarité est à son plus haut point apparemment. "Normal" vu que la politique est communiste et qu'ils n'ont pas tout le reste :-(

Empressez-vous d'aller voir "Sicko" !

Voir la bande-annonce de Sicko :

Site officiel

Ma note pour cette sortie : 9/10.

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dimanche 9 septembre 2007

Le Pensionnat

"Le Pensionnat" est un film thaïlandais de Songyos Sugmakanan, dont on dit qu'il est un jeune réalisateur très prometteur.

L'affiche, très jolie et bien faite, m'avait intriguée... malgré que je ne sois pas du tout adepte des films qui font peur :-D (je pensais d'ailleurs qu'il y aurait moins de scènes de ce genre, qu'il s'agissait juste d'un fond).

L'histoire est celle d'un enfant d'une petite dizaine d'années, Chatri, dont les parents l'envoient en pension afin d'améliorer ses résultats scolaires.

Chatri se retrouve en plein milieu d'année dans une école où il ne connaît personne, où il est pointé du doigt puisque nouveau et où il a de nouvelles habitudes à prendre (les règles strictes du pensionnat, les horaires...). Le petit Chatri doit donc réussir à faire sa place mais aussi, en tant que nouveau, on lui raconte les rumeurs et histoires les plus farfelues et terrifiantes de l'école...

L'une d'elles évoque la mort non comprise et donc mystérieuse d'un élève, il y a quelques années, noyé dans la piscine du pensionnat et l'on raconte que son fantôme rode parfois...

Bien qu'effrayé, Chatri ne croit pas vraiment à ces histoires, jusqu'au moment où des événéments étranges lui font semer le doute. Terrifé mais n'ayant toujours pas d'amis à qui parler, il se sent seul.

Heureusement, un garçon, Wichien, vient lui parler et se rapproche de lui, jusqu'à ce qu'ils deviennent amis. Chatri a enfin un ami et il est (presque) heureux.

Mais un jour, il comprend, par une habile mise en scène du réalisateur, que Wichien n'est qu'un fantôme !

D'abord foudroyé de peur, il accepte finalement cette "différence", sous les regards interrogatifs de ses camarades qui trouvent son comportement étrange lorsque Chatri parle "tout seul"...

Au fond, explique Chatri à Wichien, ils ont un point commun : ils n'existent pas aux yeux des autres.

Bref, Chatri connaîtra la véritable histoire de Wichien et tentera de le "sauver" de sa mort, rejouée quotidiennement et péniblement.

Chatri finira son année satisfait de s'être fait des amis, d'avoir expérimenté de nombreuses choses et sentiments pour son début d'adolescence et surtout satisfait de s'être lié d'amitié avec un fantôme, de l'avoir "sauvé" de surcroît et d'avoir mis un terme à cette histoire racontée à l'école et à ses peurs nocturnes. Chatri a changé, il a grandi maintenant !

J'ai trouvé ce film très habilement aiguillé, avec un scénario intéressant, très bien joué (Charlie Trairat alias Chatri) est excellent dans l'expression des émotions), d'une esthétique sublime : couleurs sombres avec du vert, du bleu et du jaune (celui des torches, la nuit dans les dortoirs) et avec une sensation d'humidité, de moiteur permanente (on est en Thaïlande certainement) qui rend la situation plus inconfortable, plus étouffante pour le spectateur qui se met à la place du jeune Chatri rempli de peurs !

J'aime bien aussi le côté fantastique et/ou spirituel, je ne sais pas, de ce film, qui mêle réalité et monde "de l'au-delà" dirons-nous : on parle de réincarnation, de séparation du corps et de l'esprit, de l'incompréhensible, de l'irrationnel (mais à petite dose quand même !), ce qui rend l'intrigue plus mystérieuse et en même temps l'histoire ne semble pas "grotesque".

On peut se demander si Chatri a vraiment rencontré le fantôme de Wichien ou bien si, souffrant quelque peu de solitude, de mise à l'écart en tous cas, il ne s'est pas créé involontairement un ami imaginaire...

Quand je suis sortie de la salle, j'ai comme à mon habitude ressenti le "cinema break" , c'est à dire la sensation de ne pas être totalement ressortie du film, même une fois dans la rue. Du coup, je voyais les passants, la foule plutôt, de ce samedi ensoleillé et où chacun sait où il va et marche vite, d'une autre façon, un peu comme si je voyais cette foule sans participer moi-même à la scène, comme si aussi j'étais un peu perdue, déboussolée. J'étais en tous cas contente d'avoir vu ce film malgré ma peur d'en rêver durant la nuit.

"Le Pensionnat" est un film ma-gni-fi-que. Encore une fois, je me demande comment et pourquoi il n'est pas plus connu et projetté que cela : seule une salle, le Reflet Médicis, le programmait à Paris, le jour où j'y suis allée en tous cas :-o On était cinq dans la salle ! Et bien personne n'a bougé durant tout le film, on est tous restés jusqu'à la fin.

Précisons enfin que "Le Pensionnat" ("Dek Hor" en thaïlandais), a reçu l'Ours de cristal au 57e festival international du film de Berlin et le prix junior Cannes 2007 ! Il y en a donc d'autres qui ont apprécié cette oeuvre ;-)

Voir la bande-annonce sur le site officiel (prendre et relâcher la lampe torche sur la rubrique souhaitée pour naviguer... j'ai mis du temps avant de comprendre le système, je vous épargne donc cette perte de temps !). Cette bande-annonce ne reflète pas bien le film malheureusement car on croirait qu'il s'agit plus d'une histoire d'écoliers qu'autre chose, ce qui m'a induit en erreur en fait ! Afin d'avoir une meilleure vue de ce que donne le film, il y a une bande-annonce étrangère plus révélatrice de ce à quoi on peut s'attendre en allant voir le film, l'histoire et l'ambiance surtout :

Ma note pour cette sortie : 8,5/10.

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samedi 8 septembre 2007

La Vie d'artiste

Il s'agissait d'un film français avec Sandrine Kiberlain, la seule actrice que je connaissais :-D

"La Vie d'artiste" se déroule en France et raconte la difficulté d'être artiste de nos jours, la difficulté de "percer" également, d'être reconnu pour son oeuvre, lorsqu'on est chanteur (Emilie Dequenne), comédien (Sandrine Kiberlain), écrivain (Denis Podalydès) ou encore auteur-compositeur (Thibault Vincon).

C'est à mon sens vraiment un film sur les sentiments des artistes : esseulés parfois, mal compris voire incompris de la famille, le besoin d'être reconnu par la profession et/ou par le public pour avoir se sentir exister (Sandrine Kiberlain alias Alice qui est doubleuse en attendant le rôle de sa vie et qui en a marre de n'être qu'une voix à l'écran), le besoin de s'exprimer, la volonté, les rouages, relations et contacts professionnels pour réussir, l'angoisse de la page blanche ou la nécessité de rester à la hauteur des attentes du public/lectorat, de ne pas décevoir car décevoir c'est ne plus être reconnu et... aimé.

Ce qui est bien, c'est qu'à la fin tous ne réussissent pas : ce n'est pas une fin "hollywoodienne", non, certains échouent, comme dans la vraie vie certainement.

A noter, la présence de l'humour tout au long du film, qui rend l'histoire (d'1h47 tout de même) facile et agréable à suivre.

Bravo enfin à Sandrine Kiberlain pour sa fraîcheur et en même temps pour avoir réussi à transmettre la lassitude que pouvait ressentir son personnage qui souhaite "percer" depuis de nombreuses années et attend son tour.

Voir la bande-annonce du film :

Ma note pour cette sortie : 7/10.

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Exposition Kara Walker

Il s'agissait de l'exposition "Mon ennemi, mon frère, mon bourreau, mon amour" au "MAM" de Paris, au musée d'art moderne de Paris, situé à côté du Palais de Tokyo, un autre musée d'art à Paris.

A peine entrée j'ai bien aimé l'oeuvre illuminée sur laquelle on pouvait lire le nom du lieu. Je ne sais pas si c'est quelque chose de permanent ou non... on verra la prochaine fois ;-)

A quelques pas de là, on se retrouve confronté à une première oeuvre de Kara Walker qui reflète bien le reste : une grande fresque où l'on voyait des silhouettes noires sur un fond blanc qui faisaient toutes sortes de choses dont certaines "particulières" comme déféquer... Ca faisait d'ailleurs partie des rares choses en "couleur" : marron, donc.

Cette première oeuvre me laissait déjà un peu perplexe quant à la suite de l'exposition !

Kara Walker présente sa vision de l'Amérique par l'oeil de la ségrégation, du racisme, les conditions de vie, les enfants non désirés, la sexualité taboue, de quelle que forme que ce soit : homme/femme, femme/femme, homme/homme, homme/animal, femme/animal, noir/blanc, noir/noir, maître/esclave, adulte/enfant... une vision pour le moins... peu commune :-D

Bien que j'adhérais au concept de création artistique, que je trouvais très original et joli (!), je n'adhérais pas au côté provocation que Kara Walker a voulu donner à ses fresques.

Manifestement, son but était justement de choquer le visiteur et avec ce but a été atteint mais je trouve que ses oeuvres auraient tout autant pu avoir un message en excluant cette violence visuelle infligée. On se sentait presque gênés de voir cela, on avait une sensation d'inconfort.

Ce que j'ai trouvé original :

- la présence de films "faits maisons", des films d'animation, avec des silhouettes en papier tirées par des ficelles derrières lesquelles on voyait d'ailleurs quelqu'un, que l'on supposait être l'artiste elle-même.

Les films étaient, encore une fois, en noir et blanc et sous-titrés (pas seulement en français mais en anglais aussi car certains films étaient muets).

- les projections astucieuses car elles présentaient sur un mur un dessin par dessus lequel il y avait une vidéo projection qui formait au final une oeuvre, une image. Ceci ressemblait à ça :

Bravo pour la créativité ! Ca m'a vraiment plu de penser qu'on pouvait avoir eu une telle idée.

- Dans une pièce où un film était projetté, Kara Walker nous permettait d'être DANS le film car le décor, des arbres en l'occurrence, avait été apporté près de nous. Ca rendait le spectacle, le film, plus profond, on se sentait plus impliqué. Un peu comme ceux qui achètent un home cinéma en quelque sorte :-D sauf que là c'était juste un décor en bois !

- Les silhouettes étaient toutes en noir et blanc, ce qui colle bien à l'époque je trouve, sauf une fresque assez grande dont les murs étaient cette fois noirs et les ombres grises avec une (autre) originalité : quelques ombres étaient blanches (!) et parfois c'était très bien vu, je pense notamment à l'idée d'avoir mis en blanc un rat que l'on suppose noir en vérité. Wow, bravo encore une fois à l'artiste !

- Une fresque était à 360 dégrés.

- L'exposition nous donne à voir également les lettres de son journal intime où l'on pouvait lire (en anglais) la violence que Kara Walker semble avoir réellement en elle, via des mots et des dessins.

Enfin, je dirais que l'affiche de l'exposition ne reflétait pas du tout ce qui se cachait derrière ! Il aurait fallu mettre une ou des silhouettes noires sur fond blanc afin de bien représenter l'exposition de Kara Walker.

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vendredi 7 septembre 2007

L'indifférence de la valeur nationale


(Visuel de madeinsport.com)

Je tiens d'abord à dire que je ne suis pas fan de rugby, que je ne l'ai jamais été et que je ne m'en préoccupe pas plus que la moyenne des Français.

Ceci étant dit, lorsqu'il y a quelques jours, au sacro-saint journal télévisé de 13h j'entends le manager de l'équipe de France de rugby, Jo Maso, exprimer avec coeur son désir de voir les Français habillés en bleu vendredi (jour d'ouverture de la coupe du monde de rugby et match avec la France) que ce soit par un tshirt, un pull ou n'importe quoi de bleu pour montrer leur soutien à l'équipe de France de rugby et bien j'ai trouvé cette idée plus qu'honorable.

Déjà, on ne nous demandait pas d'avoir les maillots officiels, non, juste de porter quelque chose de bleu, couleur universelle, donc accessible à tous : on a tous dans notre armoire un tshirt, un pull, une veste bleue ! Pas besoin non plus de regarder le match forcément, chacun peut vaquer à ses occupations habituelles d'un vendredi soir : aller au cinéma, au restaurant, voir ses amis... il fallait juster porter un vêtement particulier.

De plus, Jo Maso disait, si mes souvenirs sont bons, avoir eu cette idée parce qu'il avait vu 40 000 personnes porter les couleurs de l'Angleterre une fois et que c'était beau à voir.

Je me suis dit que si les Anglais étaient capables de le faire, les Français aussi !

Et bien quelle ne fut ma déception lorsqu'en allant dans la rue puis le métro aujourd'hui, j'ai constaté que personne, à Paris en tous cas, ne portait les couleurs de la France ! A mon étonnement se mêlait la colère : pourquoi est-ce que personne n'a voulu suivre cette idée ?

Ok, le rugby est moins populaire que le football en France et alors ?! Qu'importe le sport ! Je me "tamponne le coquillard" du rugby, comme disait une de mes anciennes profs !

L'idée de "communier" ensemble, montrer notre soutien aux joueurs qui représentent notre pays tout de même, montrer qu'on est au moins un peu fier d'être Français, qu'on souhaite l'élévation de notre pays à tous les niveaux et que pour cela on veut bien faire un petit effort, montrer que même si le rugby ne nous intéresse pas (ce qui est mon cas) on se retrouve autour d'une idée d'union nationale et bien je trouvais que c'était une bonne initiative. Il n'y avait rien à perdre, tout à gagner.

Ok également, la France ce n'est pas les Etats-Unis, les Français ne sont pas les Américains, hyper patriotes dans le sens premier du terme (et loin de moi l'envie que nous fassions de même) mais quand même, qu'on ne s'étonne pas de voir ces derniers se serrer les coudes pour défendre les causes et intérêts de leur pays (même pour des prises de positions très contestables) pendant que l'union des Français se découd chaque jour un peu plus... Si personne ne se sent concerné par l'image positive que peut donner la France en de pareilles circonstances, que personne ne souhaite porter les couleurs de son pays lors d'un événément certes sportif mais d'envergure mondiale et regardé par des millions de personnes (on accueille une coupe du monde et on y joue !) et bien qu'en sera-t-il si la France se retrouve dans le pétrin ? Est-ce que les Français pourront se serrer les coudes en cas de conflit ou de grande catastrophe naturelle ? Est-ce qu'ils se porteront volontaires pour sauver leur patrie et leurs pairs ? Et bien j'espère que cela ne nous arrivera pas car je me demande bien ce que ça pourrait donner...

L'union ne doit-elle exister qu'en cas de problème et pas lorsqu'il s'agit de quelque chose de positif ?

Je précise que je moi-même métisse et que je ne pense pas que parler de la nation appartient à un parti politique en particulier...

Enfin, je suis sûre que certains vont rire ou trouver ce post démesuré par rapport à une situation de crise éventuelle mettant en cause la France mais ce sont des petits gestes comme ceux-là qui peuvent parfois révéler un comportement général.

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