G testé...

dimanche 14 octobre 2007

This is England

This is England, un film dont les nombreuses campagnes d'affichage partout dans Paris ont eu raison de moi, est un film qui nous emmène découvrir le monde des Skinheads dans l'Angleterre des années 80, en suivant le petit Shaun, âgé de 12 ans.

J'ai trouvé ce film d'une bien jolie esthétique, encore une fois, on aurait pu en faire des photos à de nombreuses reprises.

En plus de cela, il y avait de la poésie dans la manière de filmer, couplée au choix de la bande sonore, qui aidaient à faire ressortir les émotions.

Shaun le petit Anglais donc, est attachant, comme à chaque fois que l'on met un enfant comme personnage principal, presque.

On apprend ou comprend en tous cas, que certains deviennent "skin" car ils sont un peu paumés, ont perdu certains repères dans la vie, ont eu un manque dans leur enfance et se réfugient dans ce "clan", dans cette "communauté". Cependant, tous ne réalisent pas toujours ce que ça sous-entend d'être "skin" et se retrouvent dans des situations qui les dépassent et qu'ils pourront peut-être regretter après...

Encore et toujours, ce fim a remporté de nombreux prix... je me demande comment ça se fait qu'il y ait autant de prix à attribuer !

Site officiel

Voir le teaser de This is England :

Ma note pour This is England : 8,5/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

dimanche 7 octobre 2007

Kirikou et Karaba

Je suis allée voir la comédie musicale Kirikou et Karaba au Casino de Paris. En fait, j'ai vu passer une offre promo sur BilletRéduc qui proposait des places à 32 euros au lieu de 53 euros (en première catégorie) et ayant vu quelques jours auparavant le "reportage de la semaine" d'Elise Lucet au journal de France 2 sur les coulisses de ce spectacle, je me suis dit "pourquoi pas ?!"

Et voilà comment je me suis retrouvée au guichet du Casino de Paris, 3/4 avant le début du spectacle. J'étais étonnée par le monde qui avait acheté des places sur BilletRéduc également :-o mais ça doit être fréquent car il y a même un guichet dédié à ce partenaire.

En attendant mon tour, j'ai pu remarquer le nombre d'enfants qui venaient, avec leurs parents voir Kirikou et Karaba. J'espérais que le spectacle se passe calmement malgré tous ces enfants...

Billet en main, je constate que j'ai un bon rang : le rang E ! Wow, cool ! Le placeur confirme mon impression : j'ai une place en or pour un tel tarif, acheté si tardivement (3 jours avant, il me semble) ! A côté de moi, les autres ont payé le prix fort, derrière aussi ! Attention cependant : la scène étant un peu haute, si les comédiens sont à terre on ne les voit pas ! A savoir donc pour les prochaines fois... les enfants et les parents n'étaient pas très contents sur ce point, certains lançant un "on ne voit rien !" au début du spectacle.

Il me reste à attendre patiemment que les 30 minutes qui me séparent du début s'écoulent... j'en profite pour regarder autour de moi : beaucoup, beaucoup (trop ?) d'enfants, qui plus est des enfants d'un milieu assez aisé vu leurs habits et leur vocabulaire important pour leur âge, n'hésitant pas à demander "des réhausseurs" du haut de leurs 8 ou 9 ans, à juger le décor installé de manière que l'on comprenait que ce n'était pas leur premier spectacle, des parents parfois en costume-cravate en ce samedi soir, des conversations de vacances dans la "belle et grande maison" de la cousine anglaise, de nombreuses glaces et pots de pop-corn (qui sentent très très bons), des réhausseurs donc (j'ai appris un mot) de partout, des gadgets lumineux à gogo, un manque d'air à la limite du supportable parfois, etc. Au moins ici j'ai pu voir des enfants de couleur d'ailleurs :-)

20h pile, les lumières s'éteignent, le décor s'ouvre. Ca fait plaisir d'avoir un spectacle qui commence à l'heure.

J'ai bien aimé Kirikou et Karaba au final :-) Une histoire originale, que je ne connaissais pas donc la découverte était totale pour moi, contrairement aux enfants qui avaient leurs repères ("la case", "il va aller au village maintenant").

J'ai trouvé le décor très joli, mêlant couleurs vives, chaudes, flamboyantes et ombres noires et surtout Kirikou lui-même qui est une marionnette articulée par trois hommes sur scène. La prestation est réussie car leur présence arrive à se faire oublier pour laisser le regard se concentrer sur le petit Kirikou et ses expressions faciales et ses gestuelles. Les paupières bougent par le biais de l'homme qui conduit sa tête ET qui fait la voix de Kirikou (quelle concentration certainement !), les bras et les pieds sont guidés par les deux autres hommes.

Le spectacle est composé de nombreuses femmes, qui dansent également d'ailleurs mais j'ai trouvé que certaines parlaient (criaient ?) trop fort sachant qu'elles avaient déjà des micros, mais bon.

Les danses aéraient l'histoire mais parfois les danseurs n'étaient pas très coordonnés, ça manquait un peu de Kamel Ouali, ça ;-) à moins que ce soit la fatigue puisqu'il y a certains jours, dont ce samedi, deux représentations par jour sont faites.

Les chants sont agréables à écouter et vous repartirez en fredonnant l'air principal, comme tout le monde :-D

Au bout d'une heure, j'avais complètement oublié cette (vieille) tradition... l'entracte ! Pfff... Entracte et payer les placeurs, je trouve tout ça d'un autre temps...

L'histoire reprend, je trouve le spectacle de mieux en mieux :-) la fin est hors du commun, ça fait plaisir. J'espère que les spectateurs répondront présents pour les futures dates de cet événement.

Enfin, Kirikou/l'homme qui fait sa voix et articule sa tête et ses paupières a lu une lettre pour souhaiter un joyeux anniversaire à sa mère, qui prenait "57 pluies" :-)

Ma note pour Kirikou et Karaba : 7/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

jeudi 4 octobre 2007

Le jazz contemporain

Wynton Marsalis par Joanne Savio

J'avais trouvé un peu par hasard l'information selon laquelle il y a des cours d'histoire de jazz à la Cité de la musique de Paris.

Pour moi le jazz a toujours été une musique d'initiés, un peu élitiste, assez floue à définir aussi, bref je ne connaissais vraiment rien du tout et je voulais changer ça. Connaître un peu les grands noms, les grandes influences, les origines, reconnaître des têtes, des sons...

Etant curieuse de voir si ces cours étaient accessibles à tous ou aux initiés de musique, je suis allée sur le site de la Cité de la musique. Un peu plus de précision à cet endroit : deux journalistes spécialistes du jazz donnaient ces cours/conférences ! Un gage de qualité pour moi.

Il allait falloir choisir vite si j'étais intéressée car je constatais que les séances commençaient le surlendemain !

Un petit tour sur le programme du "collège sur le jazz contemporain", avec des séances de deux heures, à 19h30, le jeudi :

- Séance 1 : Les frères Marsalis et le retour à la tradition

- Séance 2 : John Coltrane, Miles Davis, Bill Evans, Ornette Coleman

- Séance 3 : Néo-bop : filière blanche et fierté noire

- Séance 4 : L'Amérique du free

- Séance 5 : New York, esprit downtown

- Séance 6 : Les musiques improvisées européennes

- Séance 7 : Jazz, électro, hip-hop : à la recherche du groove

- Séance 8 : La galaxie M-Base

- Séance 9 : Génération CNSM

- Séance 10 : Le Smalls, une pépinière de nouveaux talents

- Séance 11 : Jazz vocal

- Séance 12 : Métissages 1

- Séance 13 : Métissages 2

- Séance 14 : Europe du Nord

- Séance 15 : Le répertoire du jazz est-il standard ?

Après avoir vu ce programme et que les séances étaient ouvertes à tous a priori, je m'inscrivis via le site, payai en ligne et hop, me voilà en droit d'assister à ces cours :-)

Ce que je retiens de toutes ces séances ?

- les deux journalistes étaient manifestement des passionnés mais semblaient parfois oublier qu'il y avait aussi des néophytes dans la salle, ce qui fut vraiment gênant par exemple lors d'une décomposition de partition :-o ou bien lorsqu'ils citaient des noms ou des termes censés être connus de tous les fans du genre certainement. Je me suis donc sentie un peu "larguée" à de nombreuses reprises.

- bien que l'un soit un peu plus pédagogue que l'autre, il fut parfois très difficile de ne pas être à la limite de l'endormissement, tant leur ton de voix était monotone, sans interpellation du public. Un quasi monologue de A à Z. Tout ceci manquait énormément de vie.

- on repartait de chaque séance avec des polycopiés contenant les références des extraits écoutés, des bibliographies, parfois des interviews, etc., ce qui est une bonne chose pour aller plus loin à tête reposée ou bien pour essayer de trouver les MP3 des artistes concernés :-) (tentative vaine dans la plupart des cas, même sur iTunes) mais j'aurais plutôt préféré avoir quelques rappels des bases du cours, afin de bien faire le distinguo entre les différents genres ou les caractéristiques de tel ou tel musicien.

- nous étions beaucoup à assister à ces séances mais au fur et à mesure, nous diminiuons en nombre... pour ne rester que petite dizaine !

- le public était malgré tout, pour cette session en tous cas, composé de passsionnés purs et durs en majorité, d'où des questions pointues, qui encore une fois me donnaient l'impression de ne pas évoluer dans le même monde que les autres :-D

- je comprends au final mieux le jazz : quand j'entends parler d'artistes ou que je vois des affiches dans le métro pour des concerts, leur nom m'est familier et je réalise qu'il s'agit de "pointures".

- je suis plus ouverte à l'écoute de musiques de jazz, j'ai vraiment apprécié certains extraits et j'essaye donc de décoller mes œillères... cependant, je n'en suis pas à adorer ce style musical. Ce n'était pas le but non plus.

A noter que le coût était de 70 euros pour 15 séances et que je constate qu'il est maintenant de 75 euros... pour le même programme, bizarre, bizarre...

Ma note pour ce collège sur le jazz contemporain : 6/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

Le Floors

J'avais lu un petit article dans je ne sais plus quel magazine qui donnait vraiment envie... d'un hamburger !

En effet, l'article parlait de l'ouverture d'un restaurant-bar, Le Floors, où l'on servait des hamburgers "faits maison" avec des frites et des salades et une description merveilleuse qui aurait donné faim à n'importe qui.

L'architecture également, selon l'article, était jolie avec un escalier en colimaçon "à voir absolument", en gros.

Bon, quelques jours après, je me suis donc rendue avec une amie au Floors, rue Myra.

Déjà, il faut dire que le quartier, Château Rouge, n'est pas des plus accueillants, surtout le soir, mais bon, j'étais "prête à tout" pour goûter ces fameux hamburgers :-D

Ensuite, une fois arrivée à la bonne adresse, il fut assez difficile de comprendre comment cela marchait : il faut savoir qu'il y a un étage useless, celui où l'on arrive et c'est bien dommage que personne ne soit là pour vous accueillir, un étage "bar" et enfin tout en haut, l'étage "restaurant". Ce premier "test" passé, nous gravissons le fameux escalier en colimaçon qui n'avait rien d'extraordinaire ni la déco d'ailleurs ! Bref, on a la chance d'avoir une table tout de suite, ce qui fut agréable car en fait l'endroit est exigu et vers 21h c'était l'heure de pointe : les places furent difficiles à trouver, certains ont du attendre ! Apparemment tout le monde était impatient de découvrir ce nouveau lieu.

Au final ce fut assez décevant :-(

- on a attendu assez longtemps

- l'éclairage était très faible (le soir, c'est dur !) et pas cosy du tout

- pas de coin non-fumeur alors qu'il aurait été préférable de tout mettre en "non fumeur" je trouve

- les gens étaient bruyants

- les tables étaient très petites par rapport à la taille de l'assiette, ce qui laissait peu de place pour les verres, bouteilles, sel, poivre et autres ketchup, mayonnaise...

- le pire de tout : nos frites tant attendues sont arrivées... presque noires ! L'huile n'avait pas été changée apparemment... ça ne le fait pas du tout je trouve :-| et en plus tout était tiède !

Heureusement, le hamburger était effectivement bon (on le choisi "sur mesure" avec les ingrédients que l'on souhaite) mais lui aussi n'était pas très très chaud. Sachant que je mange assez lentement, il ne fut pas difficile de me retrouver avec une "assiette froide".

Le prix tournait autour de 20 euros par personne, sans le dessert car du coup on a préféré aller le prendre ailleurs.

Ah, je voudrais également ajouter un petit mot sur la fameuse "salade" : c'est un bien grand mot que de parler de "salade", vu la petitesse de la chose (j'avais pris une salade de chou blanc)... même les salades des tapas sont plus grandes !

J'espère donc que les tenancières du Floors vont tout faire pour améliorer tous ces points noirs car en tous cas elles avaient le sourire tout du long, essayaient d'être attentives, faisaient le service et avaient, je pense, l'envie de faire de grandes choses dès que possible.

Ma note pour Le Floors : 4/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

samedi 29 septembre 2007

Cours à la Sorbonne

"American Progress" de John Gast

J'ai assisté à des cours sur le "Manifest Destiny" ou l'histoire de la conquête du continent nord-américain (1607 - 1849), à la prestigieuse Sorbonne 4, dans le cadre de "l'université inter-âges". Ce type de cours est destiné à tout le monde, quels que soient votre âge et vos études précédentes, rien n'est requis, d'où mon envie de voir la Sorbonne déjà et de participer à une série de cours sur la conquête du continent nord-américain, mon sujet "du moment" on va dire ;-)

Le programme de la série de cours était le suivant :

1) - Présentation générale. Les treize premières colonies.
2) - La guerre d’Indépendance. La Constitution américaine.
3) - 1789 - 1825 : Washington et le Fédéralisme. Jefferson. Madison. Monroe et le parti Républicain.
4) - La révolution industrielle. Jackson et la nouvelle démocratie du « Common Man ».
5) - La frontière. Le mouvement vers l’Ouest et le génocide des Indiens.
6) - La conquête de l’Ouest et la théorie de la Destinée Manifeste des États-Unis.

La Sorbonne 4 est située dans le "quartier latin" et je dois dire que je n'aime pas trop cet endroit car j'ai un peu l'impression de ne pas être à ma place avec tous ces jeunes "fils de" et "fille de"... C'est très flagrant.

Concernant les "murs" de la Sorbonne directement, le lieu était typiquement parisien mais sans être grandiose non plus de magnificence :-D mais bon disons il est vrai que l'on ressent le poids invisible du "prestige" dans les allées, où il règne d'ailleurs une bonne ambiance apparemment, une fois passé les gardiens d'entrée, en uniforme spécial (un peu comme les portiers d'hôtels). Particulier.

Le public (ou les élèves devrais-je dire mais c'est dur...) était la plupart du temps âgé, très âgé même pour certains... et posait de nombreuses questions pointues alors qu'il aurait suffit de rechercher la réponse directement dans un livre ! Lorsqu'une question peut être utile à tous d'accord mais quand on demande des chiffres d'une thématique pointue, pourquoi embetter tout le monde avec ça, la prof y compris d'ailleurs qui, la pauvre, n'avait pas la réponse et devait aller la chercher pour le cours d'après.

Je ne sais pas si vous avez bien regardé le programme ci-dessus mais il comporte en fait peu de cours : 6, pour cette thématique, ce qui me paraît très très "just" pour un sujet aussi vaste par rapport au nombre d'heures que l'on a donc on peut se poser la question suivante : pourquoi avoir établi un tel programme ? Il aurait fallu restreindre encore plus le sujet.

Malgré le peu de cours, il faut faire attention à l'assiduité, les cours ayant parfois lieu deux fois par semaine (en ce qui concerne celui que je suivais) et il n'est pas toujours facile de trouver le courage de "se bouger" une fois l'heure arrivée ;-)

On avait la chance d'avoir une prof sympa. Les seuls problèmes étaient qu'elle s'évadait trop vite et avait du mal à être concise, ce qui est embêtant lorsque l'on a que 6 heures de cours en tout et pour tout... et qu'elle mettait au rétro-projecteur des documents trop petits, on n'y voyait rien !

Deux petites anecdotes :

- 4 ou 5 personnes avaient pour rituel de poser leur enregistreur vocal sur le bureau de la prof à chaque début de cours... What for? Faut pas exagérer on n'a pas d'examen à la fin ni rien ;-). Je pense qu'il était surtout important de comprendre les faits et d'aller faire des recherches plus poussées si on souhaitait en savoir plus. C'est en tous cas ma manière de voir les choses.

- Un deuxième rituel qui me faisait rire à chaque fois : les applaudissements du public à la fin du cours, pour la prof bien sûr :-D j'ai trouvé ça un peu "dépassé" mais vu la moyenne d'âge (60-70 ans je dirais) ça ne m'étonnait pas. Ils ont du être élevés avec le respect du professeur qui donne le Savoir ;-)

Au final, je dirais que ces cours peuvent être intéressants comme introduction au sujet concerné seulement ou comme une manière d'enrichir sa culture générale. En tous cas, ça m'a donné envie d'aller fureter dans les bouquins pour en savoir plus sur la conquête nord-américaine et les pionniers américains ainsi que... de retourner sur les bancs de l'école mais ça c'est mon éternel "problème" :-D

La prochaine fois, il faudrait peut-être que je prenne une thématique qui comporte plus de cours afin de mieux faire le tour de celle-ci.

Ma note pour ces cours à La Sorbonne : 6/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >

flèche Haut de page