G testé...

vendredi 27 avril 2007

Play

Je suis allée voir "Play", un film "français, argentin, chilien d'Alicia Scherson, 2005" au cinéma Le Latina, dans le 4e arrondissement de Paris.

Le film a obtenu plusieurs prix, je cite :
"Prix de la Meilleure réalisation émergeante au Tribeca Film Festival, New York, 2005, Prix du Public au Festival des 3 Continents de Nantes 2005, Prix du Public et Meilleur Film Latino-américain au Festival des Films du Monde de Montreal 2005, Festival International de Santiago de Chili 2005, Meilleur Premier film au festival de La Havane 2005, etc."
Rien que ça ?! Ca ne vous procure pas un peu de curiosité vous ? Moi si :-D

L'histoire est assez complexe à expliquer. Elle met en scène, à Santiago du Chili, Cristina, infirmière à domicile d'un vieil homme et Tristan, dont la compagne vient de quitter.
Sa vie s'effondre alors : il boit, ne travaille plus, fait même une tentative de suicide...

Cristina va croiser son chemin le jour où elle trouve son cartable de travail dans une poubelle et décide de l'ouvrir. Elle y découvre alors de nombreux fragments de la vie de Tristan : carte d'identité, agenda ou répertoire, photos, un vêtement de sa compagne, des cigarettes, des documents de travail et surtout un iPod, très important dans le film.

Ce qui est bien fait, je trouve, c'est que nous découvrions en même temps de Cristina la vie de Tristan puisque jusqu'ici on ne le voyait que furtivement. On apprend donc à le connaître en même temps qu'elle.

Après une période de réflexion, elle part à sa recherche, fumant ses cigarettes sur le chemin et en posant sur ses oreilles (l'énorme) le casque de Tristan, branché sur l'iPod de ce dernier toujours.
C'est vraiment original de mon point de vue de découvrir quelqu'un de la sorte. C'est très joli ! Bravo aux scénaristes d'avoir trouvé cette idée :-)

Bref, tout ceci permet à Cristina d'entrer en contact avec la vie et la personnalité de Tristan mais aussi peut-être de le comprendre (car la musique que l'on écoute nous reflète tellement bien) et de l'apprécier.

Une fois Tristan localisé, au lieu d'aller lui parler, elle préfère le suivre mais celui-ci part en fait se réfugier chez sa mère pour quelques jours, suite à sa déprime...

Elle entreprend alors de suivre la compagne de Tristan pour la connaître également. Elle découvre une femme cultivée, aimant le théâtre, la littérature, intéressée par son apparence (maquillage, coiffure, vêtements confectionnés par elle-même) et... qui est amoureuse d'un autre homme. Un Russe d'ailleurs, ça plus chic sans doute :-D

A cet instant, Cristina comprend certainement le désespoir de Tristan, même si elle ne connaît pas toute l'histoire...

Un jour, alors qu'elle s'apprêtait à lui redonner son cartable de travail, contenant tous ces éléments de vie, elle découvre ce dernier échoué sur le sol : il vient de tenter de mettre fin à ses jours ! Elle se retrouve à être la seule personne à le "connaître" à cet instant et l'accompagne donc à l'hôpital, se faisant passer pour "une connaissance".

Lorsque Tristan se réveille, on perçoit qu'il tombe instantanément amoureux de Cristina. Celle-ci, cependant, bien qu'apparemment amoureuse de lui (après tout ce temps à apprendre à le connaître, à le suivre, à l'imiter en fumant ses cigarettes, etc.) a choisi une autre fin que celle à laquelle on pourrait croire (la fin hollywoodienne), une autre fin que celle que Tristan escomptait également : elle décide de faire appeler sa compagne pour qu'elle vienne à son chevet, le réconforter, prendre soin de lui et faire en sorte que leur relation reprenne...

C'est vraiment un très joli film : belle histoire, originale par son intrigue et sa fin je trouve et une belle esthétique : j'ai adoré de nombreux plans, des cadrages originaux, des détails mis en avant, la musique de l'iPod et aussi le bruitage qui accompagne certains plans. Superbe.

Exemple : la caméra filme un tatouage représentant une mouette dans les nuages. Et bien à ce moment-là on entend le bruit d'une mouette puis remonte vers le visage de Tristan. On dirait qu'on entend ce bruit à travers la tête du personnage.

Le bruit, le son, joue donc une rôle important puisqu'il est le fil conducteur de l'intrigue via Cristina qui part à la recherche, à la découverte de Tristan tout en écoutant son iPod.

Egalement, l'odorat est un sens actif dans ce film puisque notre personnage n'hésite pas à sentir Tristan, en cachette, alors qu'elle le suit dans le bus, assise derrière lui. Elle sent également le vêtement de sa compagne (qu'il avait volontairement gardé dans son sac, en souvenir) et elle sent la peau du jeune homme avec lequel elle entretient une relation que l'on devine éphémère. Elle est capable de décrire précisément ce qu'il sent, enfin ce que ça lui évoque en tous cas.

Enfin, ce qui est "marrant" c'est qu'à la mort du vieil homme dont elle s'occupait, Cristina doit s'occuper de Tristan qui vient de tenter de se suicider. Quel passage de témoin intelligent de la part des scénaristes encore une fois !

J'oubliais de préciser que le nom du film vient, en plus de la musique presque constamment présente, du fait qu'à certains moment on est transporté dans l'univers des jeux vidéos (pourquoi ?!). Cristina est aime assez les jeux vidéos et quelques scènes sont, on peut le dire, loufoques car parfois elle se sent comme évoluer dans un cet univers...

"Play" est donc, vous l'aurez compris, un film à aller voir :-) je le recommande à ceux qui souhaitent être emmenés dans une atmophère particulière, en espagnol (sous-titré) s'il vous plaît ;-) malgré le fait que l'histoire soit assez triste à mon goût.

Le cinéma a d'ailleurs cette sensation étrange avec moi : il me déphase tellement de la réalité ou bien je me plonge tellement dans l'histoire peut-être, que j'ai toujours besoin d'un break dans ma tête pour renouer avec le quotidien, la circulation, la foule sur le trottoir, les feux de signalisation, la vie réelle, quoi, qui demande un autre genre d'attention.

Ma note pour cette sortie : 8/10.

Site officiel du film

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jeudi 26 avril 2007

Visite du cinéma Le Latina

Nous avions rendez-vous avec Silvia, directrice du Latina, qui a nous a gracieusement offert à boire pour commencer. Elle nous a ensuite raconté l'histoire du cinéma Le Latina, des origines à nos jours.

Ce cinéma est, au niveau des murs je dirais, un cinéma depuis très très longtemps mais c'est en 1984 que Le Latina ouvre ses portes, fondé par Philippe Rossillon qui a apparement également fondé Radio Latina. On a appris vraiment beaucoup de choses :

- Le Latina a 2 salles : la salle Buñuel (180 places) et la salle Rossellini (58 places).

- Le cinéma Le Latina fait également bistrot, salle de danses latines (tango, salsa, sevillanas...) et galerie d'art. Je ne le savais pas non plus mais c'est inscrit, effectivement, sur la devanture du bâtiment mais il faut vraiment "le voir". Cependant, tout ceci n'appartient pas au cinéma, c'est juste au même endroit.

- Les films italiens ont plus de mal que les autres car apparemment les Italiens ont boycotté la distribution de leurs films en France pour des raisons économiques complexes.

- Des groupes scolaires viennent certains jours définis de la semaine, accompagnés de leur professeur. Ceux-ci sont d'ailleurs invités à collaborer avec Le Latina ! Ainsi, voire surtout, que les professeurs de portugais !

- Le Latina diffuse des films en langues latines, c'est à dire : espagnol, portugais, italien, français mais aussi (et oui !) roumain ! Je ne savais pas que le roumain était une (la seule ?) langue latine d'Europe de l'Est.

- Le prix du billet : il inclut notamment une taxe, la TSA (Taxe Spéciale Additionnelle) dont bénéficient les personnes du monde du cinéma. Sur un ticket de cinéma, Le Latina ne gagne que 2 euros...

- Le Latina est classé "Art et essais", ce que je ne savais pas et il reçoit, à ce titre, des subventions. Ce "titre" est remis en jeu tous les ans puisqu'il faut faire un dossier.

Silvia "prie" donc chaque année que Le Latina continue à être un cinéma d'art et essais car cela conditionne la survie de ce cinéma :-( mais elle a toujours assez bon espoir puisque la France et Paris surtout apparemment, aiment mettre la culture en avant, l'aider à survivre.

- Je ne savais pas que Le Latina ne faisait pas "beaucoup beaucoup" d'entrées dans une ville comme Paris où il y a pourtant de nombreux étrangers et étudiants ! Que ce soient des étudiants d'espagnol ou de cinéma tout court ! Alors pourquoi n'y vont-ils pas ? Personnellement, après cette visite, j'ai acheté un abonnement (5 places pour 26 euros) car les films à l'affiche en valent le coup apparemment.

- Le monde du cinéma est hyper transparent et très réglementé. Tous les soirs, une personne (dont j'ai oublié la fonction), téléphone pour demander le nombre exact d'entrées par film.
Tous les soirs ?! Et : par téléphone ?! Ma solution : bilan hebdomadaire, envoyé en format PDF ou Excel, par mail :-D

- Il existe des revues de cinéma et documents pour professionnels : Ciné Chiffres (document), qui existe également en ligne par abonnement et qui donne, salle par salle et film par film le nombre d'entrées exact (!) pour Paris et sa périphérie. Apparemment tous les cinémas y ont accès car nous avons pu les lire sans problème.
Une revue dont j'ai oublié le nom s'occupe, elle, de donner les fiches et les dates de sorties nationales (jusqu'à septembre 2007). Cette revue est achetable par tout le monde en kiosque mais il vous faudra débourser 7 euros pour cette revue... hebdomadaire ! Passionnnés on est ou pas à ce prix-là :-D

- Silvia, la directrice du Latina, choisi elle-même ce qu'elle va diffuser au cinéma. Pour cela, elle visionne de nombreux films, souvent chez elle (en "heures sup'") car elle n'a pas assez de temps et participe à de nombreux festivals (festival de Cannes par exemple) où elle peut en voir 3 ou 4 par jour !

- En parlant de temps, il ne sont que quelques employés :-o : Silvia, son assistante, 2 caissières à mi-temps et 2 projectionnistes, je crois.

- Elle nous a expliqué le rôle du Distributeur, qui est assez complexe. Le distributeur est apparemment celui qui va acheter les films pour toute la France, décide des dates de sortie nationale et surtout qui dit quelles sont les salles qui auront une copie...

Silvia peut donc prendre une "option" pour l'achat d'un film mais parfois le distributeur peut le lui refuser si par exemple (et ça j'étais loin d'en avoir conscience !) 2 cinémas trop proches se font concurrence...

- Bien qu'ayant aidé à la célébrité d'Almódovar à Paris, à ses débuts, Le Latina a eu d'énormes difficultés à avoir Volver car 3 salles du quartier étaient en concurrence mais heureusement, Silvia a réussi à avoir une sorte de dérogation via un médiateur. Ouf ! Grâce à son acharnement, Silvia a fait de Volver le film qui a eu le plus d'entrées au Latina pour l'année 206 :-)

- Les cartes illimitées (UGC et Gaumont/MK2) ont eu une mauvaise influence sur la fréquentation du cinéma Le Latina : elle est en baisse. C'est pourquoi, au début réfractaire, Silvia a décidé de bientôt les accepter car ceux qui possèdent une de ces cartes vont moins au Latina puisqu'ils payent déjà un abonnement payant pour de nombreuses autres salles.

Je pense que c'est une bonne idée, d'autant plus que je n'ai pas encore de carte illimitée mais je pensais en acquérir une dans les mois à venir justement :-)

Edit du 6 décembre 2007 : c'est chose faite depuis hier !!! Les cartes MK2/UGC illimitées sont acceptées depuis hier au Latina :-)

- On a également eu la chance d'aller dans la cabine (très exiguë) du projectionniste ! Expérience fantastique pour quelqu'un comme moi qui n'y connaît rien du tout ! J'ai d'abord été étonnée de la taille de la cabine donc. Je l'imaginais quand même un peu plus grande, pour pouvoir y travailler "toute la journée" mais en fait déjà je me trompais déjà car le projectionniste est présent au début du film, il vérifie que tout se déroule bien, puis il s'en va pour ne revenir qu'à la fin ! Wow c'est bizarre comme job :-D

En fait la projectionniste (puisqu'il s'agissait d'une femme ce soir-là) nous expliquait que c'est surtout lors de la première projection d'un film qu'il fallait faire attention, prendre des repères, etc. Pourquoi prendre des repères ? Et bien par exemple pour caler le son à l'image ! Et oui ! Je suis presque tombée par terre (j'exagère) lorsque j'ai appris qu'il y avait une bande différente pour le son ! Ca m'a paru tellement archaïque ! Je pensais que c'était comme les bobines des K7 de magnétoscopes, en gros : une bobine noire qui contiendrait le "pack" son + image ! Mais non. On va dire que je suis trop influencée par les nouvelles technologies alors :-D

Dans le même genre, quelle ne fut pas ma surprise de constater que les bobines contenaient des images, les unes après les autres, "comme autrefois", me suis-je dis. Encore une fois, je m'attendais à voir une bobine noire.

Et puis la taille des bobines ! Elles sont é-nor-mes ! A l'heure du numérique, ça fait drôle... En outre, leur distribution se fait non pas "en un" (une bobine entière) mais en plusieurs boîtes ce qui fait que c'est au projectionniste de faire tout le travail de "montage" en quelque sorte. Quoi ?! J'ai halluciné total sur ce coup-là, encore une fois. Décidément, rien n'est fait pour faciliter les choses, je trouve : le son, l'image, la distribution. Pourquoi est-ce qu'elles sont distribuées en "morceaux" ? Aucune idée, on n'a malheureusement pas pu me répondre :-(

Enfin, je n'ai jamais osé aller au cinéma Le Latina, bien qu'aimant la culture espagnole car j'avais une appréhension, ne connaissant pas les lieux et pensant que c'était assez "sectaire". Maintenant que j'ai fait cette visite et donc appréhendé les lieux et compris la philosophie de ce cinéma, j'aurai moins d'appréhension, voire plus du tout.

Alors, public ou professeurs, vous aussi courez au cinéma Le Latina ! :-)

Site officiel

Ma note pour cette sortie : 9/10.

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dimanche 7 janvier 2007

The Holiday

The Holiday est un film américain avec Cameron Diaz, Kate Winslet et Jude Law, par la réalisatrice de "Ce que veulent les femmes" et "Tout peut arriver".

Genre :

Comédie romantique qui sent bon le film américain cadré pour Noël :-)) certains n'aiment pas, moi j'aime car au moins on rit, ça se termine bien et ça redonne parfois un peu d'espoir. Pas de meurtre, pas de sang ni tout ça, avec les journaux télévisés j'ai déjà ma dose...

L'histoire :

"Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d'échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gente masculine, mais c'était sans compter l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris."

Ce film est un petit bijour d'humour et de bonne ambiance :-) un peu comme "Bridget Jones". Des femmes déprimées par leur ex relation, souhaitent partir "n'importe où" pour pouvoir oublier cet ex et se changer les idées, alors que Noël approche en plus.

J'ai bien aimé le jeu de Cameron Diaz, que je ne vois pas souvent au cinéma, il faudrait que je fasse un peu plus attention aux films dans lesquels elle joue ;-)

Concernant Kate Winslet, j'avoue ne pas l'avoir reconnue, je ne connais pas assez bien sa tête apparemment.

Jude Law, le "Richard Gere", "Harrison Ford", "George Clooney"... et consorts, du moment.

Si vous aimez le genre comédie romantique, n'hésitez-pas à aller voir "The Holiday" (d'ailleurs, comment se fait-il qu'ils aient gardé le titre anglais ?).

Enfin, j'étais étonnée de la durée du film : plus de 2 heures alors que pour ce genre de film c'est plutôt 1h30.

Vidéo (en VO) :

Site officiel

Ma note pour cette sortie : 7/10

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vendredi 1 décembre 2006

"Perhaps love"

Résumé :
Pékin, il y a longtemps...
Lin Jian Dong souhaite faire carrière dans le cinéma quand il tombe amoureux de la jolie Sun Na, danseuse dans un bar. Elle aussi espère briller un jour à l'écran. C'est la rencontre de deux coeurs solitaires mais aussi celle de deux ambitions différentes. Peu après, Sun Na, qui a connu la misère et aspire à la reconnaissance, au succès et à la richesse, abandonne Lin Jian Dong pour un homme susceptible de la rendre célèbre. Dix ans plus tard, devenue une star, elle est la compagne d'un des plus grands cinéastes chinois, Ni Wen, dont on annonce le nouveau film : une histoire d'amour, sur fond de comédie musicale. Sun Na y jouera le rôle féminin principal et Ni Wen a décidé que la vedette masculine en serait Lin Jian Dong, devenu lui aussi un acteur célèbre et populaire.
L'amour peut se révéler parfois un jeu aussi dangereux que compliqué...

Un film "chinois, malaisien, hong-kongais" (ouf !) assez particulier je trouve : mélange entre comédie musicale et film "classique" on va dire.

Parfois le mélange entre la comédie musicale tournée dans "Perhaps love" et la vraie histoire du film s'entremêlent quelque peu et on ne sait plus très bien où on en est.

Pas facile non plus de comprendre tout ce qui se passe au début, entre l'avalanche de personnages, le mélange des histoires et le passé vs le présent.

La fin en tous cas était "étonnante" ;-) je n'en dirai pas plus pour ceux qui souhaiteraient aller voir ce film ou le louer en DVD un jour. J'ai également vu dans la bande-annonce qu'il a obtenu de nombreux honneurs : sélection officielle à la Mostra de Venise 2006, 6 récompenses aux Hong Kong Film Awards 2006 dont meilleure actrice et meilleure musique, sélection officielle Festival du film asiatique de Deauville 2006, 6 récompenses aux Hong Kong Bauhinia Awards 2006 dont meilleur réalisateur et meilleure actrice...

Si vous aimez les comédies musicales, les beaux décors, les supers plans très photogéniques, les musiques au piano, les histoires d'amour, regarder des films en VOST, l'Asie et si vous êtes curieux de voir quelque chose d'original, pourquoi ne pas aller voir ce film ?

C'était marrant en tous cas de constater qu'il y avait beaucoup d'Asiatiques dans la salle :-) il faut dire que le film était diffusé en VOST...

Ma note pour cette sortie : 6/10.

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vendredi 10 novembre 2006

"Mala noche"

L'histoire :
Un jeune homosexuel tombe fou amoureux de Johnny, un immigré mexicain clandestin qui ne parle pas un mot d'anglais et qui n'a même pas 18 ans...

"Mala noche", de Gus Van Sent. Oui enfin Gus Van Sant, moi je ne connaissais pas vraiment anyway, so...
J'y suis surtout allée attirée par l'histoire et les quelques photos (quelques plans précisément), en noir et blanc d'ailleurs, que j'ai vues, qui me paraissaient très jolies, moi qui aime bien prendre quelques photos, en amateur.

Ce film était très esthétique, particulier, bien loin de ce qu'on peut voir habituellement.
On se perd parfois dans les images en noir et blanc et on ne situe plus les personnages ou leurs gestes mais je suppose que tout cela est pensé. Malheureusement, je n'y connais rien en cinéma donc je ne peux pas développer beaucoup plus.

Les sentiments du personnage principal (Tim Streeter je crois) étaient bizarres je trouve : pourquoi courir à tout prix après ce fameux Johnny (Doug Cooeyate) qui le repousse à chaque fois ?

L'atmosphère générale était inconfortable : l'épicerie est fréquentée par des SDF ou des personnes à revenus modestes, qui demandent toujours de la crème anti-champignons et des cigarettes bon marché (enfin je suppose, vu que je ne fume pas), le personnage principal porte toujours le même t-shirt hyper troué lorsqu'il travaille à l'épicerie, comme pour ressembler à sa clientèle, en même temps, il vit dans un petit appartement mal éclairé (déjà qu'avec le noir et blanc on ne voyait rien...) par une ampoule susceptible et fréquenté par des cafards, la maladie, le sexe sans amour, tout ça se mélange.

C'est vraiment un film étrange mais j'ai globalement bien aimé et justement pour ça, parce que c'était différent. Par contre, je n'ai pas trop compris la fin...

Site officiel
Ma note sur cette sortie : 6/10

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