Exposition Kara Walker

Il s'agissait de l'exposition "Mon ennemi, mon frère, mon bourreau, mon amour" au "MAM" de Paris, au musée d'art moderne de Paris, situé à côté du Palais de Tokyo, un autre musée d'art à Paris.
A peine entrée j'ai bien aimé l'oeuvre illuminée sur laquelle
on pouvait lire le nom du lieu. Je ne sais pas si c'est quelque chose de permanent
ou non... on verra la prochaine fois 
A quelques pas de là, on se retrouve confronté à une première oeuvre de Kara Walker qui reflète bien le reste : une grande fresque où l'on voyait des silhouettes noires sur un fond blanc qui faisaient toutes sortes de choses dont certaines "particulières" comme déféquer... Ca faisait d'ailleurs partie des rares choses en "couleur" : marron, donc.

Cette première oeuvre me laissait déjà un peu perplexe quant à la suite de l'exposition !
Kara Walker présente sa vision de l'Amérique par
l'oeil de la ségrégation, du racisme, les conditions
de vie, les enfants non désirés, la sexualité taboue,
de quelle que forme que ce soit : homme/femme, femme/femme, homme/homme, homme/animal,
femme/animal, noir/blanc, noir/noir, maître/esclave, adulte/enfant...
une vision pour le moins... peu commune 
Bien que j'adhérais au concept de création artistique, que je trouvais très original et joli (!), je n'adhérais pas au côté provocation que Kara Walker a voulu donner à ses fresques.
Manifestement, son but était justement de choquer le visiteur et avec ce but a été atteint mais je trouve que ses oeuvres auraient tout autant pu avoir un message en excluant cette violence visuelle infligée. On se sentait presque gênés de voir cela, on avait une sensation d'inconfort.
Ce que j'ai trouvé original :
- la présence de films "faits maisons", des films d'animation, avec des silhouettes en papier tirées par des ficelles derrières lesquelles on voyait d'ailleurs quelqu'un, que l'on supposait être l'artiste elle-même.

Les films étaient, encore une fois, en noir et blanc et sous-titrés (pas seulement en français mais en anglais aussi car certains films étaient muets).
- les projections astucieuses car elles présentaient sur un mur un dessin par dessus lequel il y avait une vidéo projection qui formait au final une oeuvre, une image. Ceci ressemblait à ça :

Bravo pour la créativité ! Ca m'a vraiment plu de penser qu'on pouvait avoir eu une telle idée.
- Dans une pièce où un film était projetté, Kara
Walker nous permettait d'être DANS le film car le décor, des arbres
en l'occurrence, avait été apporté près de nous.
Ca rendait le spectacle, le film, plus profond, on se sentait plus impliqué.
Un peu comme ceux qui achètent un home cinéma en quelque sorte
sauf que là c'était juste un décor en bois !
- Les silhouettes étaient toutes en noir et blanc, ce qui colle bien à l'époque je trouve, sauf une fresque assez grande dont les murs étaient cette fois noirs et les ombres grises avec une (autre) originalité : quelques ombres étaient blanches (!) et parfois c'était très bien vu, je pense notamment à l'idée d'avoir mis en blanc un rat que l'on suppose noir en vérité. Wow, bravo encore une fois à l'artiste !
- Une fresque était à 360 dégrés.
- L'exposition nous donne à voir également les lettres de son journal intime où l'on pouvait lire (en anglais) la violence que Kara Walker semble avoir réellement en elle, via des mots et des dessins.
Enfin, je dirais que l'affiche de l'exposition ne reflétait pas du tout ce qui se cachait derrière ! Il aurait fallu mettre une ou des silhouettes noires sur fond blanc afin de bien représenter l'exposition de Kara Walker.

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