Héros fragiles

"Héros fragiles" est un documentaire d'Emilio Pacull qui revient sur les traces de la période du coup d'Etat du Chili, le 11 septembre 1973 (décidément les 11 septembre ne portent pas chance...), via l'évocation d'Augusto Olivares, oncle du narrateur/réalisateur puis se recentrant sur la personne de Salvador Allende, alors président de la République du Chili et de ses proches collaborateurs.
Salvador Allende était un socialiste d'un parti d'alliances de gauche et avait été élu démocratiquement en 1970 mais cela ne plaisait pas à tout le monde, notamment aux Américains apparemment qui redoutaient toute forme de socialisme qui pouvait, selon eux, se transformer en communisme...
Lors de coup d'Etat provoqué par l'armée chilienne, Salvador Allende s'est suicidé dans le Palais de la Moneda, alors bombardé et son tout proche collaborateur, Augusto Olivares, fit de même.
L'armée a apparemment décidé de "faire payer" les survivants qui soutenaient Salvador Allende en les torturant à mort. De nombreuses personnes sont d'ailleurs toujours portées "disparues" aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'elles sont devenues, comment ni par qui elles ont certainement été tuées.

J'ai appris que les Etats-Unis avaient eu un rôle plus que douteux dans ce coup d'Etat donc et que certains avaient été torturés à mort ou avaient "disparu" pour avoir découvert ces faits justement (on nous parle de deux jeunes Américains dans le documentaire) et qu'aujourd'hui encore certaines personnes restent choquées. On peut prendre l'anecdote de la présidente actuelle du Chili, Michelle Bachelet, est elle aussi concernée par cette période trouble de l'histoire chilienne puisque son père, le général Bachelet a été torturé à mort durant cette période...
Je dois dire que j'ai trouvé ce documentaire assez difficile d'accès
lorsqu'on ne connaît pas vraiment les événements survenus
à cette période au Chili, ni les personnes dont on parle... mais
bon, j'en suis ressortie avec l'impression d'en savoir plus qu'à mon
arrivée dans le cinéma au moins 
Le fil conducteur du documentaire était le carnet d'Emilio Pacull, truffé
de photos et écritures agrémentées de peinture, feutre,
etc., ce qui rendait ce carnet très artistique et quelque part "interactif"
ou peut-être pourrait-on dire qu'il était comme un trait d'union
puisqu'il nous emmenait vers les différentes étapes du film. Enfin,
le côté artistique fut amplifié à la fin lorsque
la fille d'Emilio Pacull se mit à peindre par terre une fresque représentant
une licorne que j'attribuerais au Palais de la Moneda mais je n'en suis pas
sûre
.

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