G testé...

dimanche 4 mai 2008

Exposition "Regard sur mai 68"

Serge Gainsbourg et Jane Birkin, radieux, magnifiques

Une exposition à l'occasion des 40 ans de mai 68 dans laquelle nous était présentée le travail, le regard, d'Alain Quemper, photographe de 21 ans à l'époque.

J'étais contente car j'ai eu la chance d'avoir le photographe à ma seule disposition et j'ai donc pu avoir des informations complémentaires et lui poser des questions :-)

Les photos de l'exposition étaient imprimées sur du papier "Barité Epson" (les initiés apprécieront), pour la première fois en France, qui leur donne une garantie de vie de 100 ans environ.

De nombreuses photos étaient exposées ou à disposition à "feuilleter" parmi les formats en vente, soit une centaine de clichés.

L'exposition Regard sur mai 68 se voulait être une rétrospective originale de mai 68. En effet, au lieu de nous montrer seulement les manifestations, on y voyait des portraits de vedettes de l'époque (Charles Aznavour, Mireille Mathieu, Claude François, Serge Reggiani, Jackie Kennedy, Georges Brassens, Serge Gainsbourg & Jane Birkin, Jacques Balutin, Louis de Funès, Françoise Hardy, Salvador Dalí, Michel Simon (apparemment une personne très connue mais j'avoue que je ne le connaissais pas...) et j'en passe, des hommes politiques (François Mitterand, Georges Pompidou...) , le monde de la mode et la vie quotidienne des gens.

La première chose qui me frappa fut les sourires. Les vedettes (je ne dis pas "stars" exprès) souriaient donc beaucoup plus aux médias, apparemment car le nombre de revues de presse étant moins élevé, il était plus important d'être photographié, vu.

Egalement, je trouvais ces personnes plus naturelles et décontractées. On sentait comme une douceur de vivre qui n'existe plus dans les clichés des stars d'aujourdh'ui.

Un autre point, important : les photos sont toutes en noir et blanc, normal pour l'époque me direz-vous mais ça n'allait pas de soi pour moi. Je pensais que les photos en couleur s'étaient démocratisées à cette période, après avoir vu l'exposition Paris sous l'occupation. En fait, les photos en couleurs ont environ 30 ans seulement :-o

A noter que certaines photos sont un peu floues. Apparemment Alain Quemper n'a pas toujours eu le temps pour faire une bonne mise au point, il devait "shooter" comme on dit.

J'ai bien aimé certains cadrages, comme celui de Michel Simon (pas le portrait mais celui de la rue Saint Denis) ou encore celui de Jacques Balutin, qui remettaient bien les personnes dans leur contexte.

Bien sûr, sur certains clichés on voyait les manifestations de mai 68 mais peu, ce qui est donc rare. On voit des gens au bistrot, un peintre, les Halles et leurs bouchers notamment à un moment amusant où un cirque y était présent (!). On voit donc des bouchers regarder... des éléphants :-D

J'ai lu que l'exposition Regard sur mai 68 serait présentée aussi en province et même au niveau international, dont les USA... Wow, étonnant.

Allez, si vous vous dépêchez, vous pourrez même acheter certaines photos, en édition limitée, parfois dédicacées par le photographe et en différents formats ;-)

Petite remarque sur le lieu de l'exposition : il s'agit d'une gallerie d'art qui a la particularité d'être dans la maison de la propriétaire :-o "Space" mais amusant. Ne soyez donc pas étonnés de voir la cuisine de Dorothy, etc. ;-)

Site officiel de la galerie.

Ma note pour l'exposition Regard sur mai 68 : 7/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

lundi 28 avril 2008

Exposition photo de Yanek Husianycia

Il s'agisssait d'une exposition de 50 photos sur le Japon, "Entre tradition et modernité" par Yanek Husianycia au FIAP (Foyer International d’Accueil à Paris) Jean Monnet, lieu que je ne connaissais pas.

Etant seule, j'ai pu profiter pleinement et m'attarder sur les clichés qui m'intriguaient et/ou me fascinaient :)

Ce que je retiendrai, en bref :

  • Les photos de Yanek Husianycia nous montrent la vie quotidienne des Japonais, leurs lieux et objets quotidiens, comme le marché aux thons, des geta (ces fameuses chaussures japonaises typiques en bois qui font "tac tac tac" quand on marche avec, les restaurants, les ruelles, le réseau routier, la ville, la technologie, l'économie, l'énergie...). Il y a donc beaucoup de photos de "contexte".
  • Le Maneki-neko : le fameux "chat bonheur" avec la patte en l'air, qui salue et qui a plusieurs origines selon les légendes.
  • Importance de la lumière sur certaines photos (ruelles, bains..), une lumière jaune de surcroît, ce qui n'est pas si fréquent je trouve.
  • Shibuya, le quartier branché de Tokyo. On voyait une photo de cet endroit, aux immeubles commerciaux très éclairés par les publicités, ce qui contrastait avec la foule, noire, telle un regroupement de fantômes... "Sommes-nous des fantômes de la ville ?" Me suis-je demandée... C'est vrai que quelque part...
  • Je ne savais pas que les Japonais avaient adopté eux aussi les chiffres arabes, ce que j'ai pu voir sur une photo de taxis avec leur plaque d'immatriculation.
  • Les arbres si jolis (et qui me rappellent mon enfance) que l'on voit un peu partout (dans des photos ou dessins animés vous en avez certainement vus) sont des cerisiers :-) des "Sakura" en japonais.
  • C'est fou à quel point une simple photo de jambes peut "parler". J'ai beaucoup aimé ce style de cadrage.
  •  

  • L'île de Miyajima est une île sacrée : il y est interdit d'y naître et d'y mourrir ! Interdit également d'y abattre des arbres ! C'est énorme :-o
  • J'ai découvert les salles de Pachinko. Comme c'est étrange de voir des adultes être entourés d'un univers aussi coloré, jaune vif, gai et enfantin somme toute alors qu'eux-mêmes étaient sérieux, ne souriaient pas et vêtus de foncé.
  • Il faut savoir se rapprocher des sujets pour en saisir leur authenticité ou leur émotion ou bien au contraire savoir ajouter un sujet au loin pour apporter de la vie et remettre la photo dans son contexte de temps, d'espace ou d'émotion.
  • La religion shintoiste est la plus ancienne des religions fondamentales du Japon.
  • Le Japon ne produit aujourd'hui plus que du thé vert, de qualités différentes et il existe 4 récoltes, de la mi-avril à septembre. Les champs de thé vert, étaient jolis à voir et me donnaient envie d'y plonger ma main pour en saisir la sensation au toucher.
  • J'ai retenu de l'exposition un contraste saisissant entre la modernité et la tradition, comme cette photo d'un distributeur de boissons devant un temple.

En marge de cette expo photo, il y avait aussi une présentation de l'origami, art du pliage de papier, si populaire et né (!) au Japon. Les Japonais en font dès leur jeune âge à l'école !

J'ai trouvé cette partie de l'exposition un peu décevante, même si j'ai appris que la fameuse cocotte en papier n'est pas française mais plutôt espagnole ;-) (la "pajarita") car les Maures ont importé l'origami durant l'Inquisition espagnole, avant d'être chassés d'Espagne. L'Espagne aurait ainsi pu être un pays phare dans l'art du pliage de papier !

Lien vers quelques photos présentées à l'expo sur le site du photographe.

Vidéo du vernissage de l'expo

Ma note pour cette expo : 7/10

  Votez pour ce post : Wikio!

dimanche 20 avril 2008

Giverny et Monet

Après la déception de la visite du château de Bizy, j'ai préféré aller voir la maison de Monet et son jardin, situés à quelques kilomètres de là seulement, à Giverny.

Et bien ce fut une bonne idée :-) pour quelques euros de moins que Bizy, la visite en valait beaucoup plus le coup.

  • Le jardin de Monet : à voir quand il fait beau et pendant l'été plutôt afin de profiter de l'abondance des couleurs apportées par les fleurs.

    C'est ici que l'on peut voir le fameux "pont japonais".

    Impressionnante également, la forêt de bambous ! J'aurais bien voulu pouvoir me fondre dedans et j'aimais bien les toucher pour évaluer leur force.

    Le jardin est entre autres composé de saules pleureurs et de nénuphars, éléments que l'on retrouve dans les tableaux de Monet. De nombreux autres arbres et fleurs sont présents dans ce jardin.

    J'allais oublier, on voit aussi la fameuse barque !

  • Cette très bonne page du site officiel permet de faire la "comparaison" entre les oeuvres de Monet et la maison de Giverny.

  • La maison de Monet : au crépi rose, comme tout droit sortie des paysages du sud de la France.

    A l'intérieur, on peut visiter de nombreuses pièces avec le mobilier de Claude Monet, des photos de lui dans la maison, pour visualiser sa présence en ces lieux et beaucoup d'estampes japonaises dont certaines d'Hokusai ("La Vague" que j'adore) ! Alors là, je crois que c'est bien ce qui m'a le plus étonnée :-o je ne savais pas que le peintre était un "fan" des estampes japonaises.

    Le mobilier, typiquement normand, était robuste (armoire normande) et petit à la fois, comme le lit, ce qui nous rappelle que les gens de l'époque étaient plus petits que ceux d'aujourd'hui ;-)

    J'ai beaucoup aimé la cuisine, avec ses "azulejos" (céramiques ?) qui faisaient très Espagne/Portugal, la batterie de casseroles en cuivre et le grand fourneau et la pièce qui doit être une salle à manger, d'un jaune très vif, comme si le soleil était entrée dans la pièce. Ca donne envie de manger dedans un dimanche matin, avec l'ami Ricoré ;-)

    Vous pouvez retrouver des photos de l'intérieur de la maison sur ce lien.

Site officiel (intéressant)

Ma note pour la visite de la maison de Claude Monet et ses jardins : 7/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

Château de Bizy

Je connaissais depuis longtemps l'existence du château de Bizy (lien Wikipedia), situé à Vernon, dans l'Eure (27) sur la route historique Normandie Vexin mais je n'y étais jamais allée.

J'ai donc profité d'un dimanche pour aller le visiter, sachant qu'il était grand, cela devait valoir le coup.

Et bien rapidement, je peux dire que non, la visite n'en vaut pas le coup ! Pourquoi ? Car pour les 7,50 euros de prix d'entrée, on ne peut en fait visiter que très peu de pièces du château ! Même les jardins, pourtant grandioses, ne sont que très très partiellement ouverts au public...

La visite, obligatoirement guidée, a duré moins de 30 min :-o ça vous donne une idée de la petitesse du domaine visitable...

Bien sûr, vous n'avez pas le droit de prendre de photos de l'intérieur du château (même sans flash) car à la fin de la visite... on vous invite à acheter des livres, cartes postales et compagnie... Pffff ! Donc pour garder un souvenir de ce que l'on vient de voir aussi furtivement et de payer assez chèrement (proportionnellement), on doit forcément débourser à nouveau ? Niet pour moi !

Pour quelque chose que l'on nous décrit comme ayant eu le surnom de "petit Versailles", la visite fut décevante, d'autant plus que la guide n'était pas non plus très prolixe en explications...

Bref, je ne sais pas si c'est parce que le château de Bizy est une propriété privée mais le prix, le peu de pièces à visiter, les fontaines (pourtant importantes dans le style du château) sans eau et la visite guidée "expédiée" font de cette visite quelque chose de... contournable ! :-D

Ma note pour la visite du château de Bizy : 1/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

samedi 5 avril 2008

Exposition "Sénégal, l'Homme et la Mer"

L'exposition "Sénégal, l'Homme et la Mer" qui se déroule jusqu'au 12 juin à l'Aquarium de la Porte Dorée, à Paris, présente les causes et les conséquences sociales, économiques et environnementales de l'activité de l'homme sur la mer, au Sénégal.

Elle a le mérite d'être assez complète : photos, film, nombreux textes explicatifs, objets exposés... et mon plaisir fut plus d'autant plus grand que peu de visiteurs semblaient s'y intéresser (les enfants venus voir les poissons de l'Aquarium pleurant presque dès leur entrée dans l'exposition...), j'étais donc tranquille pour voir et lire ;-)

On voit et on comprend que la pêche est plus qu'un métier, un moyen de subvenir à ses besoins, que c'est vraiment quelque chose qui est dans l'âme des Sénégalais et qui mobilise tout le monde : hommes mais aussi femmes, qui s'occupent de la chair du poisson et enfants, nombreux à l'arrivée des bateaux.

En vrac, ce que j'ai appris, vus, lus :

  • Sénégal vient de "Sunu Gall", qui signifie "notre pirogue" en wolof ! C'est joli non ? :-)
  • Les bâtiments du Sénégal rappelle fortement l'époque coloniale et pour cause, ce sont toujours les mêmes. Ils ont assez mal vieillis cependant : peinture défraîchie...
  • La consommation de poisson est essentielle au Sénégal, car elle représente 47% des protéines de ses habitants. D'ailleurs, en moyenne, un Sénégalais consomme 35kg de poissons par an, contre 30kg pour un Français (ah bon, tant que ça chez nous ?).
  • Une carcasse de requin vaut seulement 5000-6000 Francs CFA soit moins de 8 euros :-o
  • Il existe une concurrence acharnée entre les pêcheurs d'une part et entre les pêcheurs artisanaux vs industriels d'autre part
  • Tout l'écosystème est à bout à cause de la pêche excessive et de la raréfaction du poisson tout court...
  • Pourtant la pêche artisanale reste une activité informelle au Sénégal (il existe pourtant des lois et des normes, si, si).
  • Il n'existe pas de formation aux métiers de la pêche. Il n'y a pas non plus de permis de pêche pour les pêcheurs artisanaux, ni d'immatriculation des pirogues et un manque de contrôles de toutes sortes est à déplorer (hygiène, sécurité, etc.), en plus de la pollution, des espèces menacées, des filets abandonnés et qui continuent donc de prendre au piège des poissons...
  • Les poissons-scies, reproduits sur les billets et pièces du franc CFA, ont déjà disparu des eaux sénégalaises, malgré qu'il soit une espèce protégée (!)
  • Le mérou ("thiof" en wolof) était la base du tiep bou dien (thieboudien), le plat national mais étant devenu rare et cher, le mérou a été remplacé par la sardinelle ("yaboy").
  • Les pêcheurs font une offrande de lait à la mer.
  • Beaucoup de pêcheurs ne savent pas nager :-o et ne portent pas de gilet de sauvetage.

Bravo aux élèves des 7 lycées sénégalais ayant contribué à cette exposition, en 2006-2007, par le biais de dossiers et d'enquêtes sur le terrain car le tout était riche à mon goût et bien présenté.

Il y a un livre de l'exposition mais je ne l'ai pas trouvé assez complet par rapport à l'ensemble de l'exposition. Quitte à ramener quelque chose, peut-être pouvez-vous prendre alors le livre de Yasmine Sweetlove (si, si, c'est son vrai nom apparemment), qui est l'auteur de certaines des photos de l'exposition : "Pêcheurs du Sénégal".

Au final, on pourrait presque se demander s'il n'y a pas un double sens au titre de cette exposition... car la mer est un peu aussi la mère des Sénégalais, celle dont ils ont besoin pour vivre.

Site officiel

Ma note pour l'exposition "Sénégal, l'Homme et la Mer" : 9/10.

  Votez pour ce post : Wikio!

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >

flèche Haut de page